Le nanisme et le cancer ne s’entendraient pas comme Laron en foire !

Quito, le mardi 22 février 2011 - Un biologiste américain et une endocrinologue équatorienne ont étudié pendant vingt-trois ans l’état de santé de 1 700 Equatoriens vivant dans une communauté isolée des Andes. Parmi eux, cent souffraient du syndrome de Laron. Il est apparu qu’aucun de ces derniers n’a développé de diabète en dépit pour certains d’une propension au surpoids (alors que 5 % du reste de la communauté en a été atteint), tandis qu’un seul cancer était recensé chez ces Equatoriens souffrant de nanisme. A contrario, 17 % des autres membres de la communauté ont été touchés par un cancer au cours des deux décennies. Les chercheurs qui évoquent leurs résultats dans la revue Science Translational Medicine font l’hypothèse suivante : « l’inhibition du récepteur de l’hormone de croissance chez des personnes ayant atteint leur taille adulte, pourrait prévenir l’apparition de nombreuses maladies, les cancers et le diabète notamment ». Cependant, dans la communauté équatorienne, cet avantage n’a pas été mis à profit par les équatoriens atteints d’un syndrome de Laron. En effet, leur espérance de vie ne s’est pas révélée meilleure. « La plupart sont décédés d’accidents ou d’alcoolisme », écrivent en effet les auteurs.

L.C.

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