Fukushima : quid du risque de contamination des produits de santé ?

Tokyo, le jeudi 7 juillet 2011 – Près de quatre mois après le très important tremblement de terre dont a été victime le Japon et le chaos qu’il a provoqué au sein de la centrale nucléaire de Fukushima, cette dernière ne semble plus cristalliser les inquiétudes des populations occidentales. Pourtant, leurs autorités demeurent encore en état d’alerte, attitude dont a témoigné ce 6 juillet le point dressé par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) concernant le risque de contamination radioactive des produits de santé exportés du Japon utilisés en France.

Des industriels responsables des contrôles avant expédition en France

L’AFSSAPS rappelle que les seuils de radioactivité tolérables pour les médicaments sont ceux « applicables aux denrées alimentaires ». Elle indique par ailleurs qu’a été demandé aux industriels de « tester leurs produits avant exportation du Japon » : en effet les autorités japonaises n’ont pas mis en place de contrôles spécifiques concernant les produits destinés à l’exportation. Ces mesures concernaient et concernent encore les médicaments fabriqués en partie ou totalement dans les treize préfectures considérées comme à risque. Au-delà de ces mesures de précaution, l’AFSSAPS a appelé les industriels à se montrer « attentifs aux risques de rupture de stock ».

Dispositifs médicaux et cosmétiques : pas de seuil de radioactivité acceptable

Des recommandations particulières ont par ailleurs concerné les dispositifs médicaux et les cosmétiques. Pour eux, en effet, l’absence de contamination est obligatoire. Les syndicats de fabricants de dispositifs médicaux et « certains opérateurs du marché (…) notamment ceux répertoriés comme ayant un fabricant au Japon » ont ainsi été alertés quant à l’obligation pour eux de veiller à la non contamination des produits ou matière première venant du pays du soleil levant. Concernant les cosmétiques, un avis spécifique a même été édicté par l’AFSSAPS décrétant que « la notion de risque acceptable ne peut être admise pour les produits cosmétiques en vue de déterminer une valeur seuil en substances radioactives « acceptable » dans le cadre d’un accident nucléaire. Les niveaux maximaux retenus pour les denrées alimentaires et l’eau destinée à la consommation humaine ne peuvent être applicables » a considéré l’Agence.

Aurélie Haroche

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