Officine : sortie de crise ?

Paris, le mardi 13 septembre 2011 – Le contexte économique actuel est difficile pour les pharmacies d’officine. A la crise économique qui dissuade certains patients d’acquérir certains produits de parapharmacie s’ajoutent les efforts accentués des pouvoirs publics pour limiter la progression des dépenses de médicaments remboursables ; des dispositifs qui, en dépit de ce que laisse penser le dernier rapport de la Cour des Comptes, ont su porter leurs fruits. Résultat : les officinaux lancent depuis plusieurs mois des appels au secours et encouragent les pouvoirs publics à réfléchir à de nouveaux modes de rémunération des pharmaciens afin qu’ils pâtissent moins du ralentissement de la croissance des ventes de médicaments. Des négociations ont ainsi récemment été engagées dans ce sens.

Rien de comparable avec ce qui prévalait avant la crise

Cependant, aujourd’hui, le bilan économique global des officines en France tendrait à s’assainir. L’année dernière, la compagnie d’assurance Coface avait livré des chiffres plutôt alarmants. Elle révéla en effet qu’entre 2009 et 2010, le nombre de défaillances d’entreprise dans le domaine de la pharmacie avait connu une hausse de 23,7 %. Autre indicateur inquiétant : pour les officines, 140 procédures de sauvegarde avaient été enregistrées en 2010, dont 69 redressements et 51 liquidations. Aujourd’hui, la situation semble connaître une nette éclaircie : en effet pour le premier semestre 2011, le nombre de défaillances observées dans le domaine de la pharmacie a décru de 20 % par rapport à l’année dernière. Par ailleurs, seules 58 procédures relatives à une faillite ont été engagées. Ces chiffres ne sont cependant pas réellement synonymes « d’embellie » note le président de la Fédération des syndicats pharmaceutique de France (FSPF), Philippe Gaertner, cité par le Quotidien du Pharmacien. En effet, avant 2006, les procédures de sauvegarde demeuraient inférieures à quarante par an. Par ailleurs, cette diminution du nombre de faillites est également lié au fait que les officines les plus fragiles ont déjà été emportées par la crise et que ne demeurent que celles les plus aptes à affronter les difficultés financières.

Léa Crébat

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