Paris, le vendredi 25 mai 2012 - Le plan de restructuration
porté par Didier Borniche, président de l’Ordre infirmier, pour
permettre à cette structure de survivre en dépit d’un déficit de
6,6 millions d’euros en 2011 supposait notamment la suppression de
plus de la moitié de ses salariés. C’est aujourd’hui chose faite :
si certaines personnes ont souhaité démissionner d’elles-mêmes,
soixante neuf ont été directement « remerciées ». Au total, 112
postes ont été supprimés en un an et l’Ordre ne conserve
aujourd’hui que 44 équivalents temps plein. Autre impératif pour
redresser les comptes de l’Ordre : le déménagement du bureau
national vers des locaux moins dispendieux. Dans un entretien à
Soins cadre, Didier Borniche évoque un changement de siège avant la
fin de l’année. Ces différents efforts devraient permettre pour la
première fois à l’Ordre d’atteindre l’équilibre financier. Ainsi,
l’instance pourra-t-elle plus sereinement effectuer ses missions et
notamment convaincre les infirmières encore réticentes de son
utilité. Didier Borniche a voulu en donner deux confirmations.
D’une part, les recensements réalisés par les ordres départementaux
suggéreraient un nombre total d’infirmiers bien moins important que
celui affiché à partir du répertoire par le fichier Adeli. Par
ailleurs, des députés prépareraient une proposition de loi visant à
élargir le champ de la prescription infirmière, position depuis
toujours défendue par l’Ordre.
M.P.
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