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Où tout commence et tout finit par une chanson (d’amour)

Publié le 16/06/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le samedi 16 juin 2012 - La musique adoucit les douleurs chante-t-on facilement à l’hippodrome de Longchamp, aux abords du très feutré 16ème arrondissement de Paris, trois jours par an, au début de l’été. Trois jours par an, casaques, montures et paris laissent la place à une programmation musicale éclectique et à des messages de « solidarité ». Solidarité pour tous ceux qui luttent contre le Sida ici, bien sûr, mais surtout ailleurs, comme en témoigne sur le site du festival « le village des associations » « habité » par des militants venus de tous les pays d’Afrique et tentant de dire comme on ne « vit pas » avec le sida, là-bas. Ici, on continue à danser, souvent sous la pluie, souvent sous la voix un peu éraillée de Bénabar (cinquième participation cette année), souvent sous la pop envoûtante de groupes aux noms britanniques découverts par les organisateurs, l’association Solidarité Sida, souvent sous les bonnes paroles. Quatorze ans après des débuts hésitants, le festival Solidays demeure un rendez-vous d’appel à la générosité, sympathique et bon enfant.  Où en prime on peut souvent écouter de la bonne musique (dont cette année les groupes Garbage, Skip the Use ou encore The Kills).

Sur les épaules des géants

Marcher dans les travées de l’hippodrome de Longchamp un jour de Solidays, c’est faire une bonne action tout en s’amusant. Marcher dans les allées de la Bibliothèque universitaire « Science campus » de Poitiers, c’est s’instruire en rêvant. Tout au long du mois de juin, l’institution propose une exposition sur les « héros de la science » qui va à la découverte de la vie souvent extraordinaire de Galilée, Humbolt, Darwin, Curie, Einstein, Hubble, Pasteur et qui inclut même dans cette liste le parcours peu ordinaire de Wegener. Cette exposition documentaire est organisée dans le cadre de l’opération « La Science se Livre », très belle manifestation sur l’édition scientifique.

Urgences en vrai !

Se plonger devant la télévision lundi 18 juin en arrêtant son choix sur la chaîne France 4 ce sera un peu comme regarder une série télévisée sur le monde hospitalier… tout en découvrant la pure réalité. Le documentaire de Guillaume Barthélémy est sans conteste conçu à l’instar d’un feuilleton : les deux premiers épisodes qui seront diffusés à partir de la semaine prochaine constituent d’ailleurs le point de départ de la saison 2. Déjà dans la saison précédente, nous avions appris à vibrer avec David et Delphine, jeunes internes aujourd’hui « livrés à eux-mêmes » nous apprend la bande annonce. Sans doute, ces nouvelles aventures nous permettront de découvrir d’autres facettes de nos héros et de percevoir comment ils ont « évolué ». Mais comme toute bonne série qui se respecte, « Médecins de demain » nous offre également son lot de personnages nouveaux, tels Marie-Odile et Adrien qui ne cachent rien de leurs angoisses et de leurs difficultés devant la caméra.

Chanson d’amour

Lire le dernier roman de Georges Memmi, Un couple, c’est tout en même temps se laisser impressionner par la force de l’espoir. L’histoire est presque banale. Samy et Louise s’aiment. Elle l’est un peu moins quand on sait qu’ils ne croient pas au même Dieu, ne viennent pas du même monde, n’ont pas les mêmes rides sous les yeux. Mais Samy et Louise s’aiment. Jusqu’à ce que la lumière de cette simplicité soit entachée par la maladie de Samy, lui qui avait juré, puérilement, amoureusement, de ne jamais laisser la souffrance de la vieillesse prendre le pas sur leur lien. Mais voilà Samy et Louise s’aiment. Fin de l’histoire. Tout simplement.



Aurélie Haroche



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