Toronto, le vendredi 3 août 2012. D’après une étude de
l'Institut Fraser, la population canadienne doit attendre bien plus
longtemps que les Etats-Unis et l’Europe pour bénéficier des
nouveaux médicaments contre le cancer, qui est la principale cause
de décès prématuré dans ces pays.
L’auteur de cette étude, le Dr Nigel Rawson, a comparé le délai
nécessaire pour évaluer et approuver chacun des 33 nouveaux
médicaments contre le cancer qui ont été autorisés au Canada, aux
États-Unis et dans la Communauté européenne entre 2003 et 2011. Il
en conclut que le processus est près de deux fois plus long au
Canada. Sur les 33 médicaments concernés, 30 ont été approuvés aux
États-Unis, 26 en Europe et 24 au Canada au cours de cette période
de huit ans.
Le délai d’évaluation médian a été de 182 jours pour la Food and
Drug Administration (FDA) américaine, contre 356 jours pour Santé
Canada. De plus, 83 % des médicaments agréés par la FDA ont profité
d’un traitement accéléré, alors que seulement 8 des 24 nouveaux
produits approuvés par Santé Canada (33 %) ont reçu un traitement
prioritaire.
L'étude signale de plus, que, fait essentiel, seuls 3 des 24
médicaments autorisés au Canada depuis 2003 sont couverts par le
régime public d'assurance médicaments provincial.
Réduire le délai d’attente
L'étude du Dr Rawson propose une solution pour réduire ces longs
délais d’attente. Elle recommande d’obliger Santé Canada à tenir
compte des approbations réalisées ailleurs. Ainsi lorsqu’un
médicament ne serait pas autorisé au Canada passé un certain délai
à partir de sa date d'approbation aux États-Unis ou en Europe,
Santé Canada devrait être tenu de justifier les motifs de ce
retard.
Amandine ceccaldi
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