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Activité privée à l’AP-HP : le grand secret

Publié le 05/10/2012 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

Paris, le vendredi 5 octobre 2012 – Les syndicats de médecins libéraux se montrent souvent insistants sur ce point : la limitation des « dépassements » d’honoraires ne doit pas uniquement concerner la ville, mais également l’hôpital où l’on compterait le plus grand nombre de praticiens allant très au-delà du « tact et de la mesure ». Plusieurs enquêtes publiées par les journaux nationaux l’ont de fait déjà mis en évidence:  c’est chez les praticiens hospitaliers ayant l’autorisation de mener une activité privée que l’on constate les pratiques tarifaires les plus élevées. Cependant, les contrôles et les sanctions demeureraient extrêmement rares.

Sept établissements aux abonnés absents

Il faut dire que la transparence est loin d'être la règle. L’Assistance publique des hôpitaux de Paris connaîtrait ainsi d’importantes difficultés pour déterminer avec précision comment est organisée l’activité privée des 367 praticiens ayant en son sein l’autorisation de combiner secteur public et secteur privé. Un rapport de sa commission centrale chargée de la gestion de l’activité libérale révélé cette semaine par le Parisien le confirme sans ambages. Ainsi, concernant le temps que consacrent les praticiens à leur activité privée (qui ne doit pas dépasser 20 % de leur activité totale), l’AP-HP observe que seuls 24 % des services remplissent un planning prévisionnel, ce qui est contraire aux dispositions de l’arrêté du 30 avril 2003. De même, concernant le nombre d’actes effectivement réalisés, l’AP-HP ne dispose pas des réponses de sept établissements importants (Béclère, Bichat, Robert Debré, Saint Antoine, Paul Brousse, Beaujon, Bicêtre). Les données obtenues montrent quant à elle que 90 % des praticiens ont bien un volume d’activité libérale inférieur au volume de leur activité publique. On compte cependant 0,5 % de médecins (soit deux praticiens) pour lesquels 50 % de leur exercice est réalisé en « secteur privé », tandis que pour 10 % des praticiens, il est impossible de disposer d’informations fiables. Enfin, il apparaît que 12 % des médecins pour lesquels des données sont disponibles présentent des honoraires déclarées à la Sécurité sociale dont le montant ne concorde pas avec celui calculé par les commissions locales.



Aurélie Haroche



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