Recherches sur les dangers des sels d’aluminium dans les vaccins : faudrait-il y mettre plus de zèle ?

Paris, le mardi 13 novembre 2012 - Il y a quelques semaines, l’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM) annonçait qu’elle ne continuerait pas à financer les travaux sur les adjuvants aluminiques dans les vaccins, suscitant la colère de l’Association de malades atteints de myofasciite à macrophages (E3M) pathologie qui pourrait être liée à ces sels d’aluminium (comme l’a reconnu l’Organisation mondiale de la santé). Hier, le professeur Romain Gherardi (Hôpital Henri Mondor), dont les travaux plaident en faveur d’un lien entre la myofasciite à macrophages et les sels d’aluminium et plusieurs autres chercheurs, réunis par le Réseau environnement santé (RES) ont appelé à la poursuite des recherches en la matière. On le sait, le sujet fait débat chez les scientifiques, ainsi que l’opportunité d’adopter ou non un moratoire. L’Académie de Médecine, en juin, s’était ainsi déclarée hostile à une telle mesure tant que des solutions de rechange n’étaient pas mises au point. En tout état de cause, pour le professeur Gherardi, le refus des autorités sanitaires de continuer les recherches est un signal contre-productif vis-à-vis de la vaccination en général. « Tant que les agences gouvernementales ne convaincront pas la population que tout est mis en œuvre pour explorer toutes les pistes, tous les signaux d'alarme, la population votera avec ses pieds et ira de moins en moins se faire vacciner » a-t-il regretté.

M.P.

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