26 septembre : le mouvement des praticiens hospitaliers s’amplifie

Paris, le lundi 19 septembre 2016 - La mobilisation ne cesse de s’accroitre à la suite du préavis de grève reconductible à compter du 26 septembre déposé par le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs élargi (SNPHAR-E) le 3 septembre devant l’inaction gouvernementale à mettre en oeuvre les mesures pour l’attractivité des carrières hospitalières attendues par les praticiens hospitaliers (PH). Déjà suivi par plusieurs syndicats de PH et soutenu par deux intersyndicales, Avenir hospitalier (AH) et la Confédération des praticiens des hôpitaux (CPH) réunies au sein d’Actions praticiens hôpital (APH), le mouvement gagne de l’ampleur.

Samu-Urgences de France rejoint le mouvement

Le syndicat de médecins urgentistes Samu-Urgences de France, membre de l'intersyndicale Avenir hospitalier, a appelé à son tour le 14 septembre à rejoindre le mouvement. Selon l’APM il dénonce d’une part une « application inégale des mesures obtenues en faveur de l'amélioration des conditions de travail dans les services d'urgence », d’autre part l’absence de règlement de la gestion de l'aval des urgences.

Il explique que l'application de la circulaire du 22 décembre 2014 et de l'instruction du 10 juillet 2015 sur la gestion du temps de travail des médecins urgentistes est en effet « incomplète et très hétérogène, voire inexistante » et « entraîne des inégalités entre établissements d'une même région et déstabilise gravement l'offre de soins sur l'ensemble du territoire national ».

Au-delà de la mise en oeuvre des mesures générales d'amélioration de l'attractivité de l'hôpital, Samu-Urgences de France se mobilise donc pour demander l'application « immédiate, dans tous les établissements, des mesures destinées à organiser l'aval des urgences » ainsi que la mise en oeuvre « complète, immédiate et sans condition des textes réglementaires sur le temps de travail dans les structures de médecine d'urgence en en précisant les modalités ».

Le SNPHAR-E maintient son appel à la grève

« Plusieurs syndicats de médecins hospitaliers dont le SMARNU (anesthésistes), le SYNGOF (Gynéco-obstétriciens), le SPH (psychiatres), le SNBH (biologistes), le SPHP, SAMU-Urgences de France (Médecine d'urgence) et depuis peu les pédiatres du SNPEH se joignent à nous et appellent à lagrève le 26 », indique le SNPHAR-E le 15 septembre annonçant qu’il maintient son mouvement du 26 septembre, et qu’il poursuivra « la grève les jours suivants, mais uniquement sur la permanence des soins ».

Remerciant les syndicats et intersyndicales pour leur ralliement et soutien, il en espère encore d’autres à venir. « La mobilisation est déjà importante. Il faut qu’elle soit massive ! Si ce mouvement est aussi important que nous le souhaitons, le 12 octobre, il n’y aura pas besoin d’un deuxième mouvement », juge le SNPHAR-E.

Le syndicat rappelle ses revendications « simples et (qui)concernent de nombreuses spécialités » : cinquième plage horaire, décompte du temps de travail en heures sauf choix de l’équipe médicale, introduction d’un temps non clinique d’au moins 20%, salaire correct, et « concrétisation des mesures annoncées par la Ministre il y a plus d’un an après maintenant deux ans de discussions autour de l’attractivité des carrières médicales hospitalières ».

Douze syndicats appellent à la grève

Aujourd’hui on dénombre 12 organisations syndicales qui demandent de suivre le mouvement de grève et de cesser le travail le 26 septembre, le SNPEH (Syndicat National des Pédiatres des Etablissements Hospitaliers), s’ajoutantaux syndicats listés par APH dans un flash info du 17 septembre : SPHP (Syndicat des Praticiens des Hôpitaux Publics), SPH (Syndicat des Psychiatres des Hôpitaux), SYNGOF (Gynéco-Obstétrique), Samu-Urgences de France, SMH (Syndicat Martiniquais des Hospitaliers), SNPHAR-Elargi, SMARNU, SNGC (Syndicat National de la gérontologie clinique), SNBH (biologistes), USP (Union Syndicale de la Psychiatrie) et SNPF (Syndicat national des pédiatres français).

D’autres syndicats viendront encore s’ajouter, prédit APH qui réitère son soutien à la mobilisation attendue le lundi 26 septembre prochain. Elle appelle les praticiens à se déclarer gréviste auprès de leur administration « et à se signaler à l’adresse 24Hvalent5DJ@gmail.com   pour aboutir à l’ouverture d’une négociation plus que jamais attendue sur les moyens de l’attractivité pour les praticiens à l’hôpital public ».

Dominique Monnier

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