Avis de gros temps sur la Croix Rouge française

Paris, le mercredi 25 juillet 2018 - La décision de la direction de la Croix Rouge française de lancer une opération de "valorisation" immobilière qui pourrait rapporter 150 millions d’euros alors qu’elle vient de valider un plan de suppression de 180 postes interroge salariés et bénévoles, alors que la première association humanitaire de notre pays est dans le viseur de la Cour des comptes.

Ainsi, depuis le début de l’année, la haute juridiction enquête sur ses frais de fonctionnement.

Si, tout naturellement, Jean-Jacques Eledjam, président de la CRF défend sa politique liée, selon lui, à une baisse des subventions publiques, certains anciens et actuels membres de la CRF dénoncent sa gestion et déplorent une organisation « dénaturée ».

Gentilini ne reconnaît plus la Croix Rouge…

Outre les anonymes qui critiquent, dans Le Parisien, la tentation « autoritaire » de Jean-Jacques Eledjam, Renaud Mandel, secrétaire général du comité central d’entreprise de la CRF relève publiquement : « la Croix-Rouge est dans une situation difficile. Certains salariés finissent par être des bénéficiaires des aides alimentaires de la Croix-Rouge ». Par ailleurs, l’ancien président de l’institution, le professeur Marc Gentilini déplore « l’évolution actuelle » estimant que « la Croix-Rouge est en danger » et fustigeant les « affaires dans l’immobilier ».

…Mattei, si !

Mais Jean-Jacques Eledjam a aussi ses défenseurs. Ainsi, l’ancien ministre de la Santé, Jean-François Mattei, qui a dirigé l’institution de 2004 à 2013 estime qu’il faut réformer la CRF et que son président va dans le bon sens.

Interrogée par RTL sur le sujet, la ministre des Solidarités et de la Santé a promis de s’intéresser à ce dossier.

Frédéric Haroche

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Vos réactions (1)

  • Des autorités de contrôles très très myopes

    Le 26 juillet 2018

    Dans les années 60 du siècle dernier, l'école croix-rouge IDE de Saint-Etienne, Loire, faisait payer 20 milles francs d'époque, par mois, y compris pendant les périodes de vacances ! A l'époque le SMIG,salaire moyen mensuel de 70% des salariés français était de...20 milles francs par mois de 40 à 48 heures hebdo... Dans les années 50 une des nombreuses infos concernant la CRF faisait état de l'envoi de 50 machines à coudre électriques à une antenne dans le sahel(cherchez l'erreur,la lumière viendra !)...De tout temps les magouilles de gestion furent connus, sauf des autorités de contrôles très très myopes...vous avez dit magouilles,bakchich ? Voilà pourquoi nous n'avons JAMAIS donné le moindre centime lors de leurs quêtes, nombreuses, et envoyé des chèques de soutien au secours populaire qui affichait alors une gestion au cout inférieur à 5%...Qu'en est-il aujourd'hui de toutes ces arnaques baptisées journée de ceci ou cela ?

    Christian Bong (IDE)

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