Les derniers chiffres de l’euthanasie aux Pays-Bas

Amsterdam, le jeudi 8 mars 2018 - Le comité de surveillance de l’euthanasie des Pays-Bas a publié son rapport annuel. 

Ce document fait apparaître que 6 585 euthanasies ont été pratiquées en 2017, soit 8 % de plus que l’an passé et que 99,8% ont été réalisées conformément à la loi.

Concernant les pathologies des patients euthanasiés, dans près de 90% des cas il s’agissait de cancers, de maladies cardiaques ou de maladies du système nerveux, mais 83 personnes souffraient de graves troubles psychiques, ce qui provoquent d’importants débats parmi les psychiatres de ce pays.

Hasard du calendrier, une tribune vient d’être publiée dans le Figaro par Damien Le Guay, membre du conseil scientifique de la Société Française d’accompagnement et de soins palliatifs qui estime que plutôt que d’autoriser l’euthanasie, il faut « développer les soins palliatifs en France » et qu’on aurait tort de confondre « lassitude des Français, due, entre autres, à une saturation des médias par les partisans de l’euthanasie » et « large assentiment ».

X.B.

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Vos réactions (2)

  • Euthanasies, vraiment ?

    Le 08 mars 2018

    ...ou bien s'agit-il ici de suicides ?
    On aimerait en savoir plus : combien de gestes médicaux pour écourter l'agonie de mourants, et combien de désespérés ayant souhaité mettre fin à leurs jours ? Ce sont des choses tellement différentes qu'on reste pantois de voir indéfiniment persister un tel amalgame.

    Dr Pierre Rimbaud

  • Ces bons censeurs m'interdisent de choisir ma mort

    Le 09 mars 2018

    Totalement d'accord avec le Dr Rimbaud:
    je puis comprendre que les adversaires d'une évolution de la loi craignent avec une éventuelle légalisation de l'euthanasie (la mort donnée sans consentement ni demande) la survenue de dérives, avec en arrière pensée les pratiques du III° Reich à la fin des années trente...

    Mais je n'accepte pas que ces bons censeurs m'interdisent de choisir ma mort, surtout en cas de pathologie avérée (grave,invalidante évolutive,sans traitement actuellement curatif et douloureuse).
    En tant qu'obstétricien (hospitalier), je pense que le fonctionnement des staffs multidisciplinaires de diagnotic prénatal est une bonne proposition : les décisions d'IMG sont bien pesées et accordées "en cas de demande des parents, bien informés de l'atteinte de leur enfant par une affection entrainant un handicap certain,lourd et pour lequel il n'existe pas actuellement de traitement efficace". Cette décision n'est en aucun cas imposée -ni imposable-en cas de refus des parents. Cette décision n'est pas "bradée" par le staff en cas de demande abusive.

    Ces bonnes consciences voudraient encore disposer d'une part de pouvoir divin afin de décider à qui accorder le droit de mourir ou d'imposer la charge de survivre.

    Jacques Chancel posait cette question (à Jehoudi Menuhin) : "avez vous déjà posé des conditions à la vie"?
    Chacun doit avoir le droit fondamental, constitutionnellement garanti, de pouvoir répondre à cette question et la société doit avoir la dignité d'écouter la réponse et d'en accepter les conséquences.

    Dr C.Brottier

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