Les doyens des facultés de médecine appellent à la suppression du numerus clausus

Longtemps avant la PACES...

Paris, le vendredi 24 février 2017 - La Conférence des doyens des facultés de médecine a dévoilé le 20 février ses « dix propositions aux candidats à la présidence de la République », rédigées en lien « avec tous les acteurs du monde de la formation et de la recherche en santé ». L’une de ces propositions, concernant la formation des médecins retiendra particulièrement l’attention : la suppression du numerus clausus à l’issue de la première année commune aux études de santé (PACES).

Pour la suppression du numerus clausus…

Ils proposent ainsi de « sortir du numerus clausus, qui a montré ses limites en termes de gestion de la démographie médicale et des déserts médicaux ».

Le nombre de places à pourvoir serait alors déterminé en fonction des besoins du territoire, en liaison avec les régions, le conseil de l’ordre des médecins et les acteurs de terrain.

Si les doyens ne préconisent pas de supprimer la PACES, ils plaident en faveur du développement des alternatives à celle-ci, en particulier les passerelles avec les filières scientifiques : « plus de 20 universités vont entrer dans les nouvelles expérimentations d’alternatives à la Paces, c’est-à-dire que les deux tiers seront bientôt concernées. Progressivement, la réinvention de ce modèle est déjà en cours », se félicite d’ailleurs Jean-Luc Dubois-Randé, doyen de l’UFR de Créteil et président de la conférence.

…et à terme de l’ECN ?

Concernant la suite de la formation des médecins, les doyens remettent également en cause le rôle central des « épreuves classantes nationales » (ECN) et souhaitent l’ouverture de voies parallèles, « pour des projets professionnels originaux identifiés et/ou des projets de santé professionnels adaptés aux territoires », explique leur communiqué.

Parmi les autres propositions portées figure le développement de la formation continue, de la transdisciplinarité, de l’e-santé et de « la recherche (…) dans les secteurs paramédicaux  ».Soulignons que dans les colonnes du JIM, le docteur Daniel Wallach proposait la semaine dernière lui aussi une suppression du numerus clausus.

Frédéric Haroche

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Vos réactions (3)

  • Une question

    Le 26 février 2017

    Il faudrait peut être ouvrir des facultés de médecine supplémentaires?

  • Sortons de l'hospitalo centrisme

    Le 26 février 2017

    Pourquoi intervenir sur le numerus clausus alors qu'il n'y a jamais eu autant de diplômés en France ?
    Sortons de l'hospitalo centrisme (y êtes vous prêts, messieurs les doyens ?) et recentrons nous sur la médecine libérale de terrain en lui redonnant ses lettres de noblesse.

    Dr Michel Pinson

  • Former des médecins à la française

    Le 03 mars 2017

    Quand on voit des "confrères " faire 80 à 100 actes par jour en médecine générale, il manque effectivement de "bons" MG consciencieux, et comme il faut 3-4 mois à 1 an pour un rendez vous dans certaines spécialités... c'est qu'il faut de toute urgence former des médecins à la française car nombre de confrères à diplôme étranger manquent de sérieux dans leur formation, voire dans leur exercice.

    Dr Pierre Decoopman

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