Meningitec : des plaignants affirment détenir des résultats accablants

Paris, le mercredi 6 avril 2016 - En septembre 2014, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) procédait en accord avec le laboratoire CSP (distributeur en France) au rappel de 21 lots du vaccin Meningitec (dirigé contre le méningocoque C), soit l’ensemble des vaccins alors présents sur le marché. En cause, des « particules anormalement présentes » au sein de certaines seringues. L’ANSM se voulait cependant rassurante : aucun signalement n’était à l’origine de cette procédure et les effets éventuellement attendus étaient sans gravité. « La présence de ces particules pourrait induire des réactions locales (rougeurs ou gonflement au site d'injection) voire des effets généraux (fièvre) dans les premières heures ou jours après la vaccination. Il est à noter que ces effets sont semblables à ceux que pourraient produire le vaccin » déclarait-elle.

Fièvres inexpliquées, troubles du comportement… et demain cancers !

Pourtant, aujourd’hui, 580 familles en France sont engagées dans une procédure visant les laboratoires fabricant et distribuant le vaccin. Elles affirment que le vaccin est à l’origine de troubles durables chez leurs enfants. Les symptômes évoqués sont divers : troubles du comportement, du sommeil, manifestations cutanées, fièvres violentes et inexpliquées, etc... Alors que la procédure est toujours en cours et que le tribunal de première instance de Clermont Ferrand désignait hier des experts indépendants, l’un des principaux avocats des familles, Emmanuel Ludot a présenté les résultats d’analyses conduites par un laboratoire italien, présenté comme « spécialisé » en nanomatériaux. Le professeur Stefano Montanari, du laboratoire Nanodiagnostics, qui sur son blog ne cache pas ses critiques vis-à-vis de la vaccination en général et qui a également conduit une expertise pour des plaignants dirigés contre le vaccin Meningitec en Italie affirme avoir découvert dans un vaccin non considéré comme défectueux des « débris de plomb, de zinc, de titane » et une « particule de zirconium ». Pour Stefano Montanari, la présence de ces composés dans le vaccin est totalement inhabituelle et inquiétante. L’avocat des familles a tôt fait d’y voir la preuve que le vaccin est à l’origine des troubles évoqués par les familles, bien que rien ne l’indique formellement. Par ailleurs, les extrapolations les plus poussées n’ont pas tardé à être lancées. « Ces résultats sont très alarmants. On parle ici de résidus de métaux injectés directement dans le corps d’un enfant, que l’organisme ne pourra jamais éliminer, qui vont se fixer pour toujours dans le noyau des cellules. Cela peut provoquer des inflammations chroniques susceptibles de dégénérer en cancers de tous types. Le cerveau peut être touché, comme le pancréas. Dans ce dernier cas, des diabètes sont possibles. Les risques sont multiples. C’est très inquiétant », affirme Stefano Montanari sur le site de la Montagne.

Multiples questions en suspens

En réalité et alors que l’ANSM et les laboratoires CSP contactés par la presse ont refusé de commenter ces résultats, de très nombreuses questions se posent en raison notamment de la difficulté d’établir un lien entre les symptômes décrits et les impuretés du vaccin. Les interrogations sont nombreuses et si les avocats des familles ont tôt fait de crier au scandale, les expertises, pour leur part réellement indépendantes, devront encore se multiplier pour élucider cette affaire.

Aurélie Haroche

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Vos réactions (1)

  • Médiocrité crasse

    Le 06 avril 2016

    Degré zéro de la réflexion scientifique de la part de ce pseudo expert Italien.
    Quant au défenseur tout le monde l'a vu se répandre dans les médias à coup d'arguments d'une médiocrité crasse.

    Laurent Mengus

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