G. GUILLET
Service de dermatologie,
CHU de Poitiers
Les incertitudes sur le potentiel de réversibilité
spontanée de la pelade et sur l’efficacité des traitements rendent
la question de sa prise en charge d’autant plus délicate que sa
bénignité n’autorise pas de prise de risque irraisonnée malgré un
vécu psycho-social parfois très difficile. Cela est encore plus
vrai chez l’enfant qui représente 20 % des cas de pelade :
à cet égard, 60 % des pelades commencent avant 20
ans.
La pelade est une des maladies auto-immunes les plus fréquentes
avec une incidence de 0,1 à 0,2 % pour un risque d’occurrence sur
la vie de l’ordre de 1,7 %. Elle représente 0,7 à 3,8 % des motifs
de consultation en clinique dermatologique. L’analyse
immunogénétique et l’étude de modèles animaux ont permis une
avancée dans la compréhension de l’affection. La clinique s’affine
en s’aidant parfois de la dermoscopie, avec l’objectif de cerner au
mieux le pronostic sur la base d’études épidémiologiques.
L’histologie s’intéresse indirectement à une forme de relation
entre la pelade et le cycle pilaire : l’attaque lymphocytaire du
poil en phase anagène permet d’étayer une hypothèse pathogénique
autoimmune intéressante. Le rôle central des lymphocytes est
analysé à la lumière des effets observés sous biothérapies, et
surtout grâce à des modèles génétiques de souris peladiques
permettant de reproduire la maladie à l’infini.
50 % des pelades en
plaques guérissent en 1 an.
Étude clinique et pronostic
Le repérage des différentes formes cliniques de pelade a déjà en
lui-même une valeur pronostique. Les pelades en plaques n’ont pas
toutes le même devenir, ce qui donne toute son importance à la
distinction des différentes formes : plaque ophiasique ou inversée,
bandeau temporo-pariéto-occipital ou frontopariétal, pelade à
cheveux fins, etc., pelade totale ou universelle. À cet égard, 5 %
des pelades totales évoluent en pelade universelle. La « nouveauté
» tient à la nuance apportée pour la pelade diffuse aiguë totale
d’extension rapide qui se singulariserait par un bon pronostic
(contre toute attente). À ce sujet, rappelons que 50 % des pelades
en plaques guérissent en 1 an, mais que cette bonne évolution ne
concerne que 10 % des pelades totales ou universelles… et que la
récidive est fréquente. Mais les facteurs pronostiques ne se
limitent pas au type clinique. Les enquêtes permettent de repérer
six marqueurs péjoratifs : l’ancienneté de la pelade, une atopie
associée, une histoire familiale peladique, d’autres maladies
autoimmunes, un début précoce ou une atteinte unguéale.
5 % des pelades totales
évoluent en pelade universelle.
La dermoscopie dans la pelade : une avancée diagnostique et
pronostique ?
La pratique dermoscopique s’est élargie au domaine de
l’alopécie. Une étude asiatique portant sur 300 cas de pelade a
confirmé que les taches jaunes (yellow dots) et les duvets courts
sont de bons marqueurs permettant de faciliter le diagnostic
différentiel des cas difficiles, mais les signes les plus
spécifiques restent l’observation de tâches noires et de cheveux en
point d’exclamation. Son intérêt est toutefois à relativiser dans
la mesure où des taches jaunes sont présentes aussi au cours des
alopécies androgéniques masculines avancées et même féminines, mais
avec la particularité d’une diversité de couleurs et d’un aspect en
double contour. De fait, la clinique reste bien évidemment
déterminante, mais des yellow dots un peu plus larges sont repérés
aussi dans d’autres situations alopéciques et en particulier au
cours du lupus discoïde (en association avec des images de
vascularisation arborescente). L’intérêt de cette technique
pourrait être d’évaluer l’activité de la maladie (taches noires,
cheveux effilés, duvets courts) ou sa sévérité (taches noires,
taches jaunes, groupes de duvets courts de moins de 1 cm). Il est
donc des situations où elle pourrait rendre service.
L’intérêt de la
dermoscopie pourrait être d’évaluer l’activité ou la sévérité de la
maladie.
Histologie
La biopsie n’a sa place qu’en cas de doute diagnostique : en
correspondance avec l’aspect dermoscopique de halo jaunâtre (yellow
dot), un infiltrat lymphocytaire en essaim d’abeille est observé
autour du poil anagène. Il persiste des anagènes dystrophiques,
avec augmentation progressive des cheveux catagènes et apparition
de cheveux fragiles sans fibres (dits « kénogènes » (1)).
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Figure 1.
Canitie du peladique : respect et persistance de cheveux blancs
clairsemés
(syndrome Marie-Antoinette).
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Le cycle pilaire est donc, d’une certaine façon, connecté à
l’attaque auto-immune : dans son attaque du poil anagène, le
lymphocyte peut avoir pour cible le kératinocyte ou le mélanocyte.
Le respect des cheveux gris ou blancs et, à l’extrême, la canitie
du peladique illustrée par « le syndrome de Marie-Antoinette »
suggèrent l’implication d’un antigène pigmentaire, sans que ceci ne
donne d’éclairage sur le déclenchement immun du processus
d’attaque. L’attaque pilaire est en tout cas à l’origine d’une
miniaturisation progressive des follicules sous l’effet de la
répétition ou de la prolongation d’attaque des follicules.
L’hypothèse pathogénique évolue : elle est celle d’un déclenchement
de la maladie lié à la présentation anormale d’antigènes
folliculaires de poils en phase catagène. De façon pathologique,
l’apoptose cyclique de la phase catagène exposerait les antigènes
pilaires aux lymphocytes activés. La phase terminale du cycle
vulnérabiliserait les poils anagènes en les exposant à l’attaque
des lymphocytes activés lors de la phase catagène.
Biologie : génétique et groupes tissulaires
L’étude du groupe tissulaire ne peut avoir de place en pratique.
C’est donc dans le cadre de la recherche que l’étude de 81 familles
(soit 92 patients) a retenu l’existence de différences génétiques,
selon qu’il s’agit d’une pelade de caractère sporadique (DQ3, DR 11
et DR4) ou familiale (DQB, DR). En pratique, on peut retenir que
DQ3 représente un marqueur de susceptibilité présent dans 80 % des
pelades, et que le groupe DR4 a une forte incidence d’association à
la dermatite atopique et à la thyroïdite. Mais la génétique
peladique reste complexe : il existe de nombreux sites de
susceptibilité situés sur plusieurs chromosomes. L’identification
plus particulière du gène AIRE n’a pas de conséquence particulière,
et ce sont finalement les groupes HLA qui sont déterminants dans le
phénomène de présentation antigénique des antigènes folliculaires
aux lymphocytes. En pratique courante, une pelade se gère donc sans
bilan biologique préalable. Un bilan d’auto-immunité avec recherche
d’autoanticorps anti-thyroïde ne peut être systématique, d’autant
qu’en cas de positivité, il n’a pas de valeur péjorative pour la
pelade. Une exploration thyroïdienne n’aura de légitimité qu’en cas
d’atteinte clinique.
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Figure 2.
Pelade ophiasique mais avec follicules visibles (possibilité de
repousse).
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Ainsi, le bilan biologique se limite le plus souvent au
prérequis nécessaire à la mise en oeuvre éventuelle d’une
thérapeutique systémique immunosuppressive par cortisone ou
méthotrexate.
Déductions pathogéniques : approche immunogénétique
Même s’il existe des arguments en faveur du rôle contributif du
stress, l’implication de l’environnement est trop obscure pour en
tirer un quelconque profit en thérapeutique. Il n’existe pas de
recette préventive. La prescription d’anxiolytiques chez l’adulte
ou l’intervention d’un pédopsychiatre chez l’enfant n’ont pas
d’impact sur la repousse. En revanche, l’existence de maladies
auto-immunes associées souligne le rôle clé du lymphocyte : il
s’agit en particulier de thyroïdite, de vitiligo, de maladie
coeliaque, d’anémie de Biermer, de polyendocrinopathies multiples,
etc. Le rôle central du lymphocyte est confirmé par la
transmissibilité de l’affection par greffe médullaire. Ce schéma se
vérifie expérimentalement par transmission de l’homme à la souris
par greffe médullaire, mais aussi en pathologie interhumaine après
greffe allogénique dans la fratrie. La transmission fait intervenir
des groupes HLA prédisposants et la maladie, qui est polygénique,
implique beaucoup de loci. Le poids de la génétique est confirmé
par la concordance d’atteinte de 55 % entre jumeaux monozygotes. La
précocité de la pelade suggère un poids génétique plus lourd,
puisqu’une atteinte familiale serait observée chez 37 % des malades
lorsque la première plaque apparaît avant 30 ans, et chez 7 %
lorsqu’elle se révèle plus tard. Pourtant, la génétique de la
pelade reste obscure.
La précocité de la pelade
suggère un poids génétique plus lourd.
En revanche, les connaissances progressent sur l’immunité du
sujet peladique avec l’expérimentation : l’impossibilité de
transplantation d’une plaque peladique chez une souris
immunodéficiente démontre le rôle central des lymphocytes T. Ce
sont les CD8 qui sont impliqués, mais le fait qu’un traitement par
diphencyprone induise une augmentation de 600 % des lymphocytes CD8
(pourtant responsables de la destruction folliculaire) suggère
qu’il s’agit d’un problème de dysfonctionnement plutôt que
d’attaque en nombre.
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Figure 3.
Pelade en plaque unique débutante et évolutive avec cheveux à
racine effilée (en points d’exclamation).
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D’ailleurs l’augmentation des CD8 est encore plus importante
chez les bons répondeurs à la DCP, ce qui suggère que
l’amélioration clinique est liée à la restauration d’une réactivité
normale aux antigènes pilaires (2). La complexité du mécanisme
immunologique s’illustre dans l’échec des biothérapies comme
l’éfalizumab, l’étanercept et l’aléfacept : l’attaque du follicule
n’est pas empêchée par l’inhibition d’activation des lymphocytes T,
ni par le blocage des signaux de co-stimulation (chez l’homme avec
aléfacept). Et pourtant cette inhibition est susceptible de
prévenir la survenue de pelade chez la souris greffée. Ces
différentes données biologiques suggèrent que l’attaque et le
maintien d’un état peladique relèvent de plusieurs mécanismes. En
pratique, la notion d’une intervention immunitaire à plusieurs
niveaux pourrait inciter à proposer des thérapeutiques
combinées.
Les modèles animaux
La relation immunité/génétique peut être désormais étudiée par
l’analyse du transcriptome de modèles animaux comme celui des
poulets Smith atteints d’une maladie polygénique associant pelade,
vitiligo et cécité. Ce modèle de poulet a la particularité
d’orienter l’attention sur un déficit d’une protéine de tyrosinase
avec l’implication possible d’un auto-antigène pigmentaire. Il
existe d’autres animaux comme la souris pour lesquels le mélanocyte
s’avère capable d’activer les lymphocytes peladiques. Les souris
C3H/He ont l’avantage d’être un modèle de choix pour reproduire à
l’infini la pelade par greffe de peau totale de souris peladique
sur des souris C3H/HE encore indemnes (3). Avec ces nouveaux
modèles, l’étude de mutations génétiques observées dans des
sous-types de pelade est susceptible de donner un éclairage
intéressant qui pourrait profiter à la compréhension d’autres
affections auto-immunes. En dehors de la réflexion biologique, ces
modèles murins ont l’avantage aussi d’être utilisables pour des
recherches thérapeutiques qui font lourdement défaut.
L’approche médicale
En l’absence de recette thérapeutique, la prise en charge impose
une évaluation préalable du rapport bénéfice/risque selon le type
évolutif. Le temps d’essai de traitements topiques peut représenter
une sorte de temps de réflexion qui s’avère raisonnable, puisque 60
% des pelades affectant moins de 40 % de surface repoussent
totalement en 6 mois.
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Figure 4. Pelade à duvets en voie de
repousse.
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D’ailleurs, dans la mesure où même des pelades décalvantes (20
%) peuvent repousser partiellement sous l’effet d’un placebo
au-delà d’un an, le regard à porter sur les bénéfices
thérapeutiques doit rester critique. Le patient doit être prévenu
du caractère imprévisible de la maladie et du peu de données dont
on dispose sur les effets secondaires et l’effet à long terme. La
synthèse Cochrane est assez décevante dans la mesure où elle ne
peut s’appuyer que sur 70 études contrôlées randomisées, qui ne
totalisent que 540 patients soumis soit à des corticoïdes ou de la
ciclosporine topiques, soit à la photothérapie dynamique ou au
minoxidil… et les résultats ne seraient pas significatifs par
rapport au placebo. Il n’existe rien concernant la diphencyprone,
les corticoïdes intralésionnels ou l’anthraline pourtant très
utilisés. Il n’existe pas non plus de preuve du bénéfice à long
terme des dermocorticoïdes ou du minoxidil. Face à la multiplicité
de traitements utilisables, des études randomisées s’imposent en ce
qui concerne le long terme, avec prise en compte de la qualité de
vie.
Quel traitement ?
En attendant, le poids du vécu et des contraintes
doit guider le choix, en préférant l’abstention thérapeutique dans
certaines situations :
– absence de demande ;
– femme enceinte ou enfant, pour certaines topographies (cils,
barbe, ongles) ;
– et en cas de faible probabilité de repousse sous traitement
(pelades universelles ou décalvantes totales et/ou sans duvet, cuir
chevelu déshabité, pelades ayant déjà résisté à des traitements
majeurs).
Un traitement local reste préférable pour des
pelades récentes de moins de 3 mois et de moins de 30 % de
surface.
Le minoxidil en adjuvant de la corticothérapie locale reste de
bonne recommandation, de même que l’anthraline à 1 %. Les
traitements locaux sont à privilégier chez l’enfant.
Un traitement local est
préférable pour des pelades récentes de moins de 3 mois et de moins
de 30 % de surface.
Actuellement, beaucoup de services hospitaliers ont
pris l’option préférentielle de bolus corticoïdes.
D’après l’étude japonaise de T. Nakajima et coll. (4), l’effet
est plus favorable quand il s’agit de pelades de moins de 6 mois
(59,4 % de réponse) et moindre en cas de pelades de plus de 6 mois
(15,8 %). La surface atteinte intervient aussi : le bénéfice est de
88 % en cas de surface atteignant moins de 50 %, contre 21 % pour
une pelade totale (récente). L’intérêt de cette étude portant sur
139 cas de pelades de moins de 12 mois est aussi de rassurer sur
les risques d’effets secondaires. La question reste de savoir si
les bolus doivent être pratiqués sur le modèle pédiatrique (5 mg/kg
en une journée/mois pour un programme de 5 bolus), ou sur un
protocole plus lourd (500 mg/j pendant 3 jours et ceci pendant 3
mois). Avec ce programme, P. Luggen et T. Hunziker (5) ont observé
une repousse complète dans 4/10 pelades multifocales et 3/9 pelades
ophiasiques, soulignant le bénéfice supérieur en cas d’épisode
initial de courte durée.
L’association éventuelle avec le méthotrexate est
aussi à envisager sur la base de l’étude de P. Joly (6) portant sur
22 patients : le méthotrexate seul, à la dose de 20 à 25 mg
donnait 50 % de repousse dans un délai de 6 mois, et versus 64 % en
cas d’association à une corticothérapie orale quotidienne (20
mg/j). Une association au méthotrexate pourrait assurer un relais
thérapeutique au-delà de trois bolus. En ce qui concerne les
enfants, l’efficacité des bolus est bonne mais la rechute constante
(7), ce qui réduit l’enthousiasme. Quant à l’efficacité du
méthotrexate, elle semble inférieure à celle de l’adulte : chez ce
dernier, 2 sur 3 repoussent mais avec 50 % de rechute à l’arrêt,
tandis que chez l’enfant, la repousse ne s’observerait que dans 30
% des cas. Dans l’attente d’autres études, il est acceptable
d’envisager l’association méthotrexate/ corticoïde.
Les autres propositions thérapeutiques gardent un
caractère plus anecdotique : rien de neuf sur le laser excimer pour
lequel étaient signalées 4 repousses sur 8, ou sur la diode
pulsée.
À signaler, des observations ponctuelles sur l’efficacité de la
sulfasalazine : T. Rashidi et A.A. Mahd (8) l’ont utilisée dans 39
cas de pelades récalcitrantes avec 25 % de bonne réponse, et 30 %
de réponse modérée, ce qui lui confère la place d’un traitement
alternatif de dernière ligne. La ciclosporine et autres
immunosuppresseurs et les biothérapies anti-cytokines sont en
revanche totalement décevants. Quant aux promesses d’une repousse
supérieure à 50 % avec une préparation de bexarotène en gel
(apoptose de l’attaque inflammatoire), l’impossibilité de s’en
procurer résout la question.
Références
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Drug Discovery Today: Disease Mechanisms 2008 ; 5 : e163-71.
2. Wasylyszyn T et al. Changes in distribution pattern of CD8
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diphencyprone. Arch Dermatol Res 2007 ; 299 : 231-7.
3. King LE et al. Alopecia areata. Curr Dir Autoimmun 2008 ; 10 :
280-312.
4. Nakajima T et al. Pulse corticosteroid therapy for alopecia
areata: study of 139 patients. Dermatology 2007 ; 215 :
320-4.
5. Luggen P, Hunziker T. High-dose intravenous corticosteroid pulse
therapy in alopecia areata: own experience compared with
literature. J Dtsch Dermatol Ges 2008 ; 6 : 375-8.
6. Joly P. The use of methotrexate alone or in combination with low
doses of oral corticosteroids in the treatment of alopecia totalis
or universalis. J Am Acad Dermatol 2006 ; 55 : 632-6.
7. Hubiche T et al. Pool long term outcome of severe alopecia
areata in children treated with high dose pulse corticosteroid
therapy. Br J Dermatol 2008 ; 158 : 1 136-7.
8. Rashidi T, Mahd AA. Treatment of persistent alopecia areata with
sulfasalazine. Int J Dermatol 2008 ; 47 : 850-2.
Pour en savoir plus
• Alkhalifah A et al. Alopecia areata update. Part I: Clinical
picture, histopathology, and pathogenesis. Part II: Treatment. J Am
Acad Dermatol 2010 ; 62 : 177-204.
• Tosti A et al. The role of scalp dermoscopy in the diagnosis of
alopecia areata incognita. J Am Acad Dermatol 2008 ; 59 :
64-7.
• Christoph T et al. The human hair follicle immune system:
cellular composition and immune privilege. Br J Dermatol 2000 ; 142
: 862-73.
• Gilhar A et al. Autoimmune hair loss (alopecia areata)
transferred by T lymphocytes to human scalp explants on SCID mice.
J Clin Invest 1998 ; 101 : 62-7.
Copyright © Len medical, Dermatologie pratique, mai 2010