V. BREUIL,
Service de rhumatologie, CHU de Nice
Avec l’avènement de l’ostéodensitométrie et la
sensibilisation du public et des professionnels de santé à
l’ostéoporose, nous sommes parfois confrontés à la prise en charge
d’une ostéoporose, fracturaire et/ou densitométrique, survenant
chez une femme non ménopausée. Il s’agit d’un sujet difficile car
plus rare et moins bien codifié. Nous allons ici tenter de résumer
les données actuelles disponibles sur la prise en charge de cette
ostéoporose de la femme jeune : quelles sont les circonstances
conduisant à évoquer le diagnostic ? Quelle enquête étiologique ?
Que proposer en pratique lorsque cette enquête est négative
?
Rappelons qu’il n’existe pas une ostéoporose mais des
ostéoporoses. Parmi elles, l’ostéoporose postménopausique est de
loin la plus fréquente et, par conséquent, la mieux connue tant sur
un plan épidémiologique que sur celui de la prise en charge
diagnostique et thérapeutique. Les ostéoporoses secondaires, telles
que l’ostéoporose cortisonique ou celle de l’hyperparathyroïdie,
sont également de plus en plus étudiées. Mais d’autres causes
d’ostéoporose préménopausique sont connues, notamment d’origine
médicamenteuse.
Définition et circonstances diagnostiques
La survenue d’une fracture à faible traumatisme et/ou une
impression de déminéralisation osseuse en radiographie standard
(réalisée pour lombosciatique, traumatisme ou tendinopathie) sont
les circonstances qui conduisent en général à la réalisation d’une
mesure de la densité minérale osseuse chez une femme jeune. Notons
également que cet examen peut parfois être réalisé chez des jeunes
femmes ne présentant aucune symptomatologie, mais qui sont
sensibilisées au problème de l’ostéoporose par une mère atteinte
et/ou les médias. Notons que la mesure de la DMO est indiquée et
remboursée, quels que soient l’âge et le sexe, si une fracture par
fragilité survient (en dehors d’un contexte tumoral), ou en cas de
pathologies potentiellement inductrices d’ostéoporose, en
particulier les maladies endocriniennes et les traitements
inducteurs de déminéralisation (corticoïdes, médicaments induisant
une carence en stéroïdes sexuels). La définition OMS
densitométrique de l’ostéoporose est basée sur des données
épidémiologiques obtenues chez des femmes ménopausées. Peut-on
l’appliquer à d’autres populations telles que les femmes non
ménopausées ? Il n’y a pas de consensus réel. L’International
Society for Clinical Densitometry (1) a proposé d’utiliser le
Z-score plutôt que le T-score, mais ce point est actuellement
débattu, et il est utile de souligner que dans la tranche d’âge
considérée (> 25 ans), Z = T. La probabilité d’avoir un Z-score
< -2 DS n’étant que de 2,5 %, il paraît justifier de considérer
qu’un Z ou un T-score ≤ -2 DS est une situation anormale
nécessitant une enquête étiologique.
Épidémiologie et physiopathologie de la perte osseuse
préménopausique
La prévalence de l’ostéopénie et de l’ostéoporose chez la femme
non ménopausée est à ce jour mal connue et les études
épidémiologiques sont encore rares. Globalement, leur incidence est
estimée à 0,4/100 000 personnes-année dans les deux sexes (2). Dans
une étude réalisée en Thaïlande chez 1 935 femmes âgées de 40 à 80
ans (73 % ménopausées, âge moyen de la ménopause = 48 ans),
utilisant comme seuil diagnostique un T-score < -2,5 DS, la
prévalence est estimée à moins de 2 % d’ostéoporose chez les femmes
non ménopausées, les données disponibles dans l’article ne
permettant pas de déterminer la prévalence de l’ostéopénie dans
cette même population (3). Dans une autre étude brésilienne,
réalisée chez 60 femmes âgées de 40 à 50 ans, ayant des règles
régulières, le Z-score lombaire était inférieur à -1 DS chez 23,3 %
des femmes et le Z-score fémoral inférieur à -1 DS chez 40 %
d’entre elles (4).
Les ostéoporoses secondaires
Le bilan initial de l’ostéoporose de la femme non ménopausée est
primordial, car il permet de détecter fréquemment, comme dans
l’ostéoporose masculine, une étiologie. Ainsi, dans une étude
réalisée chez 111 femmes de moins de 55 ans adressées pour prise en
charge d’une ostéoporose ou d’une ostéopénie (T-score < -2 DS)
(5), les auteurs identifient une étiologie dans 66 % des cas
(tableau). Dans une autre étude réalisée en Espagne chez 52 femmes
ostéoporotiques (T-score < -2,5 DS rachis ou fémur) non
ménopausées, âgées en moyenne de 36,2 ± 7 ans, 44 % des patientes
avaient une ostéoporose secondaire, incluant syndrome de Cushing,
grossesse et ostéogenèse imparfaite ; ces ostéoporoses secondaires
étaient caractérisées par un indice de masse corporelle plus élevé
et un Z-score plus bas que les formes idiopathiques (6).
Le bilan initial de
l’ostéoporose de la femme non ménopausée est primordial,
car il permet de détecter fréquemment une étiologie.

L’ostéoporose primitive de la femme jeune
La physiopathologie de l’ostéoporose primitive de la femme jeune
est encore mal connue, mais les auteurs s’accordent pour penser
qu’elle fait intervenir soit un pic de masse osseuse bas, soit des
facteurs environnementaux induisant une perte osseuse, soit une
combinaison des deux. Les nombreuses études réalisées dans
l’ostéoporose apportent de plus en plus d’arguments en faveur d’un
déterminisme génétique important conditionnant à près de 85 %
l’acquisition du pic de masse osseuse. Plusieurs gènes sont
probablement impliqués, tels que le collagène de type I ou le
promoteur de l’ostéoprotégérine, mais ces polymorphismes peuvent
varier selon la population étudiée, justifiant la poursuite des
études. Dans l’étude espagnole de P. Peris et coll. (6), des
antécédents familiaux d’ostéoporose étaient retrouvés chez 48 % des
patientes ayant une ostéoporose primitive préménopausique. Certains
travaux ont montré qu’il existe une perte osseuse avant la
ménopause, variable selon les sites : au rachis et à l’avant-bras,
cette perte est évaluée à environ 1 % par an dans les études
croisées, légèrement moins importante dans les études
longitudinales, et est beaucoup plus faible à l’extrémité
supérieure du fémur (7,8). Dans une étude récente réalisée sur une
cohorte de 614 femmes âgées de 24 à 44 ans à l’inclusion et suivie
pendant 6 ans, K.E. Bainbridge et coll. constatent pour le rachis
lombaire des modifications variables selon l’âge, sans pouvoir
déterminer un âge précis de début de perte osseuse, et une
diminution de 1,6 % du Z-score au col à partir de 25 ans (9).
D’autres facteurs environnementaux et de mode de vie jouent un
rôle, tant dans l’acquisition du pic de masse osseuse que dans son
maintien. Ainsi, le tabagisme, la consommation excessive d’alcool,
l’exercice physique, l’état nutritionnel, les apports calciques et
l’imprégnation estrogéniques apparaissent comme des facteurs
conditionnant la densité minérale osseuse de la femme non
ménopausée.
L’exercice physique : un gage de bonne santé osseuse
Dans une revue consacrée à « l’unité musculo-osseuse » chez
l’enfant et l’adolescent, E. Schoenau et H.M. Frost(10) rappellent
que la stimulation mécanique de l’os par l’exercice physique en
charge joue un rôle primordial dans le renforcement de la
résistance osseuse. En effet, les cellules osseuses sont sensibles
à la stimulation mécanique, qui induit un signal augmentant la
formation osseuse. Soulignons cependant que la physiologie de ce
phénomène est complexe et reste encore mal connue à ce jour, bien
que des travaux récents suggèrent que les estrogènes pourraient
jouer un rôle important dans cet effet de stimulation mécanique de
l’os. Par ailleurs, de nombreuses hormones et autres facteurs non
mécaniques contribuant à cette résistance peuvent agir directement
sur les cellules osseuses, mais aussi indirectement sur la force
musculaire, par exemple l’hormone de croissance, les stéroïdes
surrénaliens, les androgènes, le calcium, la vitamine D et ses
métabolites (figure). Parallèlement, les études réalisées chez des
femmes jeunes présentant une ostéoporose primitive confirment
qu’elles ont une activité physique moindre que des femmes normales,
en particulier à l’adolescence, période critique dans l’acquisition
du pic de masse osseuse (4,11).
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Modèle fonctionnel du développement
osseux selon la théorie du mécanostat. La pièce centrale de la
régulation osseuse est la boucle de feed-back entre la déformation
osseuse (contrainte tissulaire) et la résistance osseuse. Dʼaprès
Schoenau E.(10) (2002).
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Les toxiques : tabac, alcool, café
L’alcool, consommé modérément, pourrait être un facteur
protecteur pour l’os, tandis que l’alcoolisme chronique est
délétère, ses effets n’étant pas réversibles après l’arrêt de
l’intoxication (12). S’il n’existe pas à ce jour de preuve formelle
d’une association entre le tabagisme et la survenue de fractures,
en revanche on sait que les femmes tabagiques sont plus maigres,
qu’elles ont une moins bonne imprégnation estrogénique et que la
diminution de la densité osseuse au col fémoral est corrélée au
nombre de cigarettes consommée par jour ; la bonne nouvelle est que
cette diminution est réversible à l’arrêt du tabac, une bonne
raison de plus d’arrêter de fumer à l’heure de la campagne
nationale de prévention du tabagisme (13). Enfin, la consommation
excessive de caféine, qui diminue l’absorption digestive du
calcium, est également un facteur de déminéralisation osseuse
retrouvé dans certaines études (4).
La diminution de la
densité osseuse au col fémoral est corrélée au nombre de cigarettes
consommée par jour.
La diététique
De nombreuses études ont mis en évidence un indice de masse
corporelle significativement plus bas chez les femmes présentant
une déminéralisation osseuse préménopausique, comparées à une
population normale, de même que des apports calciques insuffisants
(4,11). Si ce point est exposé brièvement, les études étant
parfaitement concordantes, il n’en reste pas moins qu’il s’agit
d’un facteur essentiel, souvent retrouvé et modifiable, d’où son
importance lors de la prise en charge de nos patientes. Par
ailleurs, les régimes trop riches en sodium, protéines ou sucres à
métabolisme rapides sont une cause classique d’hypercalciurie ;
cependant, le retentissement osseux de l’hypercalciurie reste
encore mal connu, avec des résultats discordants dans la
littérature, bien que certaines études aient rapporté une
association entre hypercalciurie et diminution modérée de la
densité minérale osseuse (14).
L’imprégnation estrogénique
L’imprégnation estrogénique apparaît aussi comme un facteur
important dans l’acquisition et la préservation du pic de masse
osseuse. À côté de l’aménorrhée caricaturale de l’anorexie mentale,
une diminution infraclinique des taux circulants d’estrogènes
semble également jouer un rôle. En effet, une élévation de la FSH
> à 20 mui/l est associée à un haut niveau de remodelage
(marqueurs biochi miques) et à une perte osseuse densitométrique
progressive chez des femmes en péri-ménopause (15,16). D’autres
indicateurs de mauvaise imprégnation estrogénique, tels que des
oligoménorrhées ou des périodes d’aménorrhée transitoires, sont
également retrouvés chez les patientes non ménopausées présentant
une ostéoporose précoce, ainsi que la notion de puberté tardive
(> 15 ans) (7,11). Enfin, bien que des cas d’ostéoporose induite
par la grossesse aient été rapportés, ils restent heureusement
rares. Si les modifications du métabolisme osseux pendant une
grossesse normale sont encore mal compris, récemment une très belle
étude réalisée chez 60 femmes suivies avant la conception et après
l’accouchement a mis en évidence une perte osseuse à tous les sites
de mesure, mais principalement au rachis, plus marquée en cas
d’allaitement, avec, dans la grande majorité des cas, un retour à
la normale un an après l’accouchement. À ce jour, l’impact du
nombre de grossesses et de l’allaitement sur la densité minérale
osseuse reste à préciser(17).
En pratique, quel bilan ?
L’interrogatoire et l’examen clinique devront rechercher des
signes pouvant orienter vers une pathologie susceptible d’induire
une ostéoporose, sans oublier les pathologies malignes et les
causes médicamenteuses (gluco-corticoïdes, analogues de la GnRH ou
de la LHRH, thyroxine, anticonvulsivants, héparine,
anti-vitaminique K, lithium, chimiothérapies, méthotrexate,
anti-protéases). La mesure de la densité minérale osseuse par
absoptiométrie biphotonique à rayons X sera réalisée au col et au
rachis, éventuellement au poignet si un des deux sites précédents
est inutilisable (matériel d’ostéosynthèse, déformation, etc.). Une
enquête diététique évaluera les apports calciques, caloriques,
sodés et protéiques. Le bilan biologique comporte : NFS plaquettes,
vitesse de sédimentation, C-réactive protéine, électrophorèse des
protéines, bilan thyroïdien, calcémie, phosphorémie, créatininémie,
25 (OH) vitamine D, PTH, TGO, TGP, gamma GT, bilan martial (fer
sérique, ferritine, coefficient de saturation du fer), calciurie
des 24 heures, cortisolurie des 24 heures, marqueurs biologiques du
remodelage, et un bilan hormonal (à réaliser dans les 5 premiers
jours des règles) incluant FSH, LH estradiol, estrone. D’autres
examens, plus spécialisés, pourront être réalisés en fonction du
contexte clinique.
Quelle prise en charge ?
La prise en charge des ostéoporoses secondaires consiste
principalement à traiter la cause, chaque fois que cela est
possible, sans oublier d’associer les mesures d’hygiène de vie.
Dans les ostéoporoses primitives de la femme jeune, on s’attachera
à améliorer au maximum l’hygiène de vie : conseils diététiques avec
optimisation des apports vitamino-calciques, correction des apports
caloriques, sodés, et protéiques si nécessaire. On conseillera la
pratique régulière d’un sport en charge, l’éviction du tabac et des
excès d’alcool et de café, la correction d’une discrète carence
estrogénique avec l’aide du gynécologue (18).
Dans les ostéoporoses
primitives de la femme jeune, on s’attachera à améliorer au maximum
l’hygiène de vie.
En dehors de ces mesures de bon sens, il n’existe pas à ce jour
de prise en charge médicamenteuse codifiée de l’ostéoporose
primitive de la femme jeune. Rappelons que les traitements
antiostéoporotiques actuellement disponibles ont été validés
uniquement chez la femme ménopausée. Que faire alors ? On pourra
proposer dans un premier temps, surtout si l’ostéoporose n’est pas
fracturaire, un suivi strict des mesures d’hygiène de vie et un
contrôle densitométrique. En fonction de l’évolution clinique et
densitométrique, de la survenue ou du caractère récidivant des
fractures, ainsi que de l’angoisse de miques) et à une perte
osseuse densitométrique progressive chez des femmes en
péri-ménopause (15,16). D’autres indicateurs de mauvaise
imprégnation estrogénique, tels que des oligoménorrhées ou des
périodes d’aménorrhée transitoires, sont également retrouvés chez
les patientes non ménopausées présentant une ostéoporose précoce,
ainsi que la notion de puberté tardive (> 15 ans) (7,11). Enfin,
bien que des cas d’ostéoporose induite par la grossesse aient été
rapportés, ils restent heureusement rares. Si les modifications du
métabolisme osseux pendant une grossesse normale sont encore mal
compris, récemment une très belle étude réalisée chez 60 femmes
suivies avant la conception et après l’accouchement a mis en
évidence une perte osseuse à tous les sites de mesure, mais
principalement au rachis, plus marquée en cas d’allaitement, avec,
dans la grande majorité des cas, un retour à la normale un an après
l’accouchement. À ce jour, l’impact du nombre de grossesses et de
l’allaitement sur la densité minérale osseuse reste à préciser
(17).
En pratique, quel bilan ?
L’interrogatoire et l’examen clinique devront rechercher des
signes pouvant orienter vers une pathologie susceptible d’induire
une ostéoporose, sans oublier les pathologies malignes et les
causes médicamenteuses (gluco-corticoïdes, analogues de la GnRH ou
de la LHRH, thyroxine, anticonvulsivants, héparine,
anti-vitaminique K, lithium, chimiothérapies, méthotrexate,
anti-protéases). La mesure de la densité minérale osseuse par
absoptiométrie biphotonique à rayons X sera réalisée au col et au
rachis, éventuellement au poignet si un des deux sites précédents
est inutilisable (matériel d’ostéosynthèse, déformation, etc.). Une
enquête diététique évaluera les apports calciques, caloriques,
sodés et protéiques. Le bilan biologique comporte : NFS plaquettes,
vitesse de sédimentation, C-réactive protéine, électrophorèse des
protéines, bilan thyroïdien, calcémie, phosphorémie, créatininémie,
25 (OH) vitamine D, PTH, TGO, TGP, gamma GT, bilan martial (fer
sérique, ferritine, coefficient de saturation du fer), calciurie
des 24 heures, cortisolurie des 24 heures, marqueurs biologiques du
remodelage, et un bilan hormonal (à réaliser dans les 5 premiers
jours des règles) incluant FSH, LH estradiol, estrone. D’autres
examens, plus spécialisés, pourront être réalisés en fonction du
contexte clinique.
Quelle prise en charge ?
La prise en charge des ostéoporoses secondaires consiste
principalement à traiter la cause, chaque fois que cela est
possible, sans oublier d’associer les mesures d’hygiène de vie.
Dans les ostéoporoses primitives de la femme jeune, on s’attachera
à améliorer au maximum l’hygiène de vie : conseils diététiques avec
optimisation des apports vitamino-calciques, correction des apports
caloriques, sodés, et protéiques si nécessaire. On conseillera la
pratique régulière d’un sport en charge, l’éviction du tabac et des
excès d’alcool et de café, la correction d’une discrète carence
estrogénique avec l’aide du gynécologue (18).
Dans les ostéoporoses
primitives de la femme jeune, on s’attachera à améliorer au maximum
l’hygiène de vie.
En dehors de ces mesures de bon sens, il n’existe pas à ce jour
de prise en charge médicamenteuse codifiée de l’ostéoporose
primitive de la femme jeune. Rappelons que les traitements
antiostéoporotiques actuellement disponibles ont été validés
uniquement chez la femme ménopausée. Que faire alors ? On pourra
proposer dans un premier temps, surtout si l’ostéoporose n’est pas
fracturaire, un suivi strict des mesures d’hygiène de vie et un
contrôle densitométrique. En fonction de l’évolution clinique et
densitométrique, de la survenue ou du caractère récidivant des
fractures, ainsi que de l’angoisse de la patiente, on pourra
discuter au cas par cas l’utilisation des bisphosphonates, qui ont
déjà prouvé leur efficacité dans la prise en charge d’autres types
d’ostéoporoses survenant chez l’enfant ou le sujet jeune, tel que
l’ostéogenèse imparfaite. Néanmoins, dans ces cas exceptionnels, il
est indispensable d’informer la patiente des risques mal connus des
bisphosphonates pour une éventuelle grossesse. La conception doit
être contre-indiquée pendant l’administration de ces traitements et
on doit privilégier les molécules à clairance rapide à l’arrêt du
traitement (risédronate). Il n’y a actuellement pas de données
disponibles concernant le ranélate de strontium.
Il est indispensable
d’informer la patiente des risques mal connus des bisphosphonates
pour une éventuelle grossesse.
Références
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Copyright © Len medical, Rhumatologie pratique, mai 2000