> Accueil JIM > Mise au point > Vieillissement cutané : la place des topiques anti-âge

Partenaires Partenaire





MISES AU POINT

Vieillissement cutané : la place des topiques anti-âge

Publié le 06/09/2010 Partager sur Twitter Partager sur Facebook Imprimer l'article Envoyer à un confrère Réagir à l'article Enregistrer dans ma bibliothèque Reduire Agrandir

H. BENCHIKHI,

Service de dermatologie, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc 

Depuis la nuit des temps, l’homme a désiré l’apparence de la jeunesse, en particulier par l’aspect extérieur de sa peau. Cette idée se cristallise dans le concept de fontaine de jouvence : le bain dans cette eau mythique permettrait la jeunesse éternelle. En dehors de l’eau, d’autres produits sont appliqués au contact de la peau afin de préserver ou de retrouver sa jeunesse, et cette notion est ancrée dans toutes les civilisations, qu’elles soient égyptienne, chinoise ou indienne. Aujourd’hui, des centaines de produits et formules sont proposés pour lutter contre le vieillissement cutané. Quelle place occupent les topiques pour s’y opposer ? Nous proposons ici de passer en revue les actifs qui ont démontré un effet sur le vieillissement cutané dans des travaux publiés dans la littérature internationale. 

Par produits topiques, on entend tout principe actif (crème, émulsion, solution) appliqué quotidiennement sur la peau pour réparer ou prévenir les signes du vieillissement cutané (VC). On peut classer ces topiques en trois catégories : les médicaments, délivrés sur ordonnance ; les cosmétiques, en vente libre ; les cosméceutiques, terme créé il y a 25 ans pour désigner des produits avec substances actives, qui ne peuvent être considérés comme des cosmétiques ou des médicaments. La littérature médicale compte de nombreuses revues générales sur les topiques anti-âge, et les traitements les plus utilisés sont : les rétinoïdes, les hydroxyacides (alpha, bêta et lipo), les antioxydants (vitamines et co-enzymes), les hydratants et les photoprotecteurs externes (1). Une autre catégorie est représentée par les dépigmentants qui sont exclus volontairement de cette revue. Si on applique les règles de l’evidence based medicine à ces produits, pour ne mentionner que ceux qui ont fait l’objet d’études randomisées, contrôlées et en double aveugle, seuls le rétinol et les antioxydants tels la vitamine C et les co-enzymes peuvent être considérés comme des substances efficaces sur le VC (2).

Les actifs anti-âge

Les rétinoïdes

Le chef de file des topiques antiâge est le groupe des rétinoïdes qui comprend la vitamine A (ou rétinol) et ses dérivés : acide rétinoïque (ou vitamine A acide ou trétinoïne) et le rétinaldéhyde et ses rétinyl esters, ainsi qu’un grand nombre de dérivés synthétiques. Les rétinoïdes induisent une grande variété de processus cellulaires et agissent par le biais de récepteurs nucléaires. Ainsi, la trétinoïne et ses analogues, par les effets biologiques qu’ils induisent, sont quasiment considérés comme des hormones et agissent via des récepteurs nucléaires appelés RAR de type α, β et γ contrairement à d’autres dérivés qui agissent sur RXR.

C’est par cette voie que les rétinoïdes topiques améliorent le VC en modifiant différents programmes de différenciation cellulaire :

– initiation de l’augmentation de la prolifération épidermique ;
– compaction du stratum corneum ;
– biosynthèse et dépôt de glycosaminoglycanes (3).

  La trétinoïne ou vitamine A acide est le rétinoïde ayant le plus fait l’objet de travaux dans le traitement du VC intrinsèque ou extrinsèque. Son potentiel dans le traitement du VC photo-induit a été initialement démontré par A. Kligman et coll. en 1984 sur un modèle animal, puis en 1986 in vivo.

Par la suite, toutes les études réalisées ont clairement démontré que la trétinoïne améliorait significativement les signes du VC photo-induit (4-7) :

– cliniquement : amélioration des ridules, diminution de la rugosité cutanée, amélioration de l’élasticité et de l’hydratation, diminution de l’hyperpigmentation ;
– histologiquement : angiogenèse et dépôts de collagène de type I et II.

Les effets de la trétinoïne sont perceptibles au bout de 3 mois, et restent stables au-delà, au prix d’applications bi- ou trihebdomadaires (8,9). La trétinoïne en crème peut être utilisée à des concentrations variables allant de 0,025 à 1 %, sachant qu’aux fortes concentrations, les effets secondaires tels l’irritation, le prurit et les sensations de brûlures sont plus fréquents. C’est pour les éviter que d’autres formes galéniques ont été élaborées : solution et nanoparticules. Concernant le VC intrinsèque, seule une étude contrôlée existe, celle de A.M. Kligman et coll. en 1993, qui a montré une amélioration clinique modeste des signes du VC ; en revanche, les modifications histologiques étaient nettes (10).

  Autres rétinoïdes

D’autres rétinoïdes sont utilisés dans le VC :

• L’isotrétinoïne topique à 0,1 % est efficace sur les fines rides, le VC léger à modéré et l’apparence globale(11,12).

• Le tazarotène, nouveau rétinoïde acétylénique, agit sur les récepteurs RXR et est aussi efficace comparé à la trétinoïne aux concentrations de 0,01, 0,025 et 0,1 %(13,14).

• L’adapalène agit sur les récepteurs RAR β/γ et peut être utilisé en seconde intention chez des personnes ayant une intolérance aux rétinoïdes conventionnels car il est très bien toléré (15).

• D’autres rétinoïdes sont en cours d’évaluation dans le VC : alitrétinoïne et sélitinoïde, qui nécessitent encore des études randomisées et contrôlées à grande échelle (16). Le rétinol a également un effet sur la peau mature, mais son extrême instabilité le fait associer à d’autres produits, par exemple la vitamine C (17,18). Certains dérivés du rétinol, tels le rétinyl acétate, le rétinyl propionate et palmitate n’ont pas montré d’amélioration significative du VC (19).

• Le rétinaldéhyde est un précurseur de l’acide rétinoïque métabolisé dans la peau. J.H. Saurat et coll., en 1994, ont montré qu’il augmente l’épaisseur de l’épiderme. Plusieurs études cliniques et profilométriques ont montré que le rétinaldéhyde réduisait les rides et la rugosité cutanée par rapport à l’excipient (20-23), de même lorsqu’il est associé à un laser non ablatif (24). Il a beaucoup moins d’effets secondaires que les rétinoïdes ; on peut conclure que le rétinaldéhyde est un bon topique pour le traitement du VC photo-induit.

Les alphahydroxyacides

Autre catégorie de topiques anti-âge, les alphahydroxyacides (AHA), acides glycolique, lactique, citrique, acétique ont été découverts par R.J. Yu et E.J. Van Scott dans les années 70 et induisent tous une normalisation de la kératinisation et une desquamation. Une nouvelle génération, les polyhydroxyacides (PHA), ont les mêmes effets bénéfiques avec moins d’effets indésirables. Alphaet polyhydroxyacides induisent une biosynthèse des glycosaminoglycanes et des fibres collagènes, permettant ainsi un « repulpage » de la peau et une augmentation de l’épaisseur du derme(25). Dans le VC photo-induit, les AHA sont associés aux rétinoïdes et à des agents antioxydants pour un maximum d’effets, avec en général des concentrations qui restent inférieures à 15 %. Les PHA ont en plus des propriétés hydratantes et humectantes supplémentaires et des propriétés antioxydantes. On peut citer par exemple le gluconolactone et l’acide lactobionique. Autre avantage, les PHA sont compatibles avec tous les types de peau (26).

La vitamine C

La vitamine C, ou acide ascorbique sous sa forme lévogyre, a fait l’objet de nombreux travaux dans la littérature. Il faut tout d’abord souligner que P. Humbert et coll. ont démontré qu’il existait une diminution du taux de la vitamine C dans le derme en fonction de l’âge (27,28). La vitamine C fut le premier actif cosmétique à faire l’objet d’une preuve d’efficacité à la fois clinique et biologique. En effet, dans une étude versus placebo réalisée chez des femmes de 50 à 60 ans traitées pendant 6 mois par vitamine C topique au niveau du décolleté, il a été montré une modification significative du relief de la peau qui, d’anisotrope devenait isotrope, d’une part (29,30), et que, d’autre part, cette application permet l’induction d’une production de collagène I et III démontrée par des biopsies en microscopie électronique et par la mesure du taux des ARN messagers dans la peau (31). Par ailleurs, il est intéressant d’observer que les taux de vitamine C cutanés s’effondrent dans la peau lors de l’exposition solaire et l’induction d’un érythème actinique (32). Enfin, il pourrait exister une potentialisation de l’effet de la vitamine C topique lorsqu’elle est associée à d’autres actifs anti-âge tels que le madécassoside (33). La vitamine C augmente aussi la néosynthèse des fibres élastiques, comme en témoigne une étude chez 10 femmes avec histologie et microscopie électronique (34). Par ailleurs, une étude incluant 20 femmes avec score clinique, échelle analogique, cornéométrie et profilométrie a montré une amélioration de la surface de la peau altérée par l’âge et une protection contre les effets du vieillissement induit par les UVA(35).

Autres vitamines

Parmi les vitamines autres que la vitamine C, nous avons parlé de la vitamine A, mais citons la vitamine E (α tocophénol) et la vitamine B3 (vitamine PP ou niacinamide). La niacinamide en topique à 5 % a été utilisée versus excipient chez 40 femmes âgées de 35 à 60 ans. À 12 semaines, l’analyse en 3D montrait une amélioration de la texture de la peau et des lentigos solaires (36). En effet, la niacinamide stimule la synthèse d’un néocollagène par des fibroblastes de peau âgée en culture, régularise la synthèse des céramides, améliorant ainsi la barrière cutanée, et augmente la synthèse des marqueurs de la différenciation kératinocytaire (involucrine et filaggrine). En fait, le rôle antioxydant et les propriétés anti-inflammatoires pour toutes ces vitamines ont été démontrés. Cependant, pour obtenir une efficacité optimale, ces produits doivent être délivrés dans des formulations appropriées (37).

Les antioxydants

La dernière catégorie de topiques anti-âge bien étudiés est représentée par les antioxydants ou antiradicalaires, dans lesquels on retrouve la vitamine C et la vitamine B3, mais aussi :

– la vitamine E, la kinétine, l’acide α lipoïque, l’ubiquinone 10, l’idébénone (38) ;
– les phyto-hormones-like, comme les isoflavones, le resvératrol, l’acide férulique ;
– le diméthylaminoéthanol (DMAE), précurseur de l’acétylcholine et la vitamine B9 qui est un coenzyme. L’efficacité réelle de ces produits dans le VC, à part la vitamine C et les co-enzymes, reste encore à démontrer, de même que celle des actifs « Botox-like », peptides censés limiter les microcontractions musculaires, des sirtuines dites « molécules de longévité », etc., et des biocosmétiques nouvellement arrivés.

En fait, pour tous ces cosmétiques dits actifs, il faut se poser les trois questions énoncées par D. Kligman relatives aux cosméceutiques( 39) :

– le principe actif pénètre-t-il le stratum corneum ?
– y a-t-il un mécanisme d’action ?
– y a-t-il des essais thérapeutiques en double aveugle contre placebo ? P

our parler d’un effet sur le VC, encore faut-il pouvoir avancer des preuves !

Les autres topiques utiles

  Les agents hydratants

Le maintien d’une bonne hydratation cutanée est essentiel pour limiter l’apparition des rides et permettre un meilleur aspect général de la peau. Il faut choisir des actifs augmentant l’affinité de la kératine pour l’eau (NMF et allantoïnes).

  Les photoprotecteurs

On sait que l’exposition solaire a comme conséquence, entre autres, à long terme, une accélération du VC. Une étude a montré que les photoprotecteurs externes (PPE) préviennent certains effets biologiques induits par les UV même reçus à des doses minimes (40).

Conclusion

On peut classer les produits topiques anti-âge par catégorie de la manière suivante : rétinoïdes, AHA, antioxydants (vitamine C, vitamine E), hydratants et photoprotecteurs externes. Le niveau de preuve d’efficacité, tel qu’il est rapporté dans la littérature, doit toujours être présent à l’esprit. Les cosmétiques actifs semblent prendre de plus en plus d’ampleur dans les gammes proposées par les industriels, ce qui est probablement la conséquence de cette course à la recherche des preuves. En raison de la complexité du processus du vieillissement cutané, chaque catégorie a une spécificité d’action étroite, par conséquent, leur association est synergique. Dans la prise en charge globale du VC, ces topiques anti-âge sont à intégrer à toutes les étapes : de manière précessive, en accompagnement et en relais des autres techniques anti-âge (toxine botulinique, produits de comblement, peelings, lasers, chirurgie). De ce fait, ils exigent un certain niveau d’expertise dans leur prescription.

Références

1. Glaser DA, Rogers C. Topical and systemic therapies for the aging face. Facial Plast Surg Clin North Am 2001 ; 9 : 189-96.
2. Pavicic T et al. Evidence based-cosmetics: concepts and applications in photoaging of the skin and xerosis. Wien Klin Wochenschr 2009 ; 121 : 431-9.
3. Griffiths CEM et al. An in-vivo experimental model for topical retinoid effects on human skin. Br J Dermatol 1993 ; 29 : 389-99.
4. Kligman LH et al. Topical retinoic acid enhances the repair of ultraviolet damaged dermal connective tissue. Connect Tissue Res 1984 ; 12 : 139-50.
5. Kligman AM et al. Topical tretinoin for photoaged skin. J Am Acad Dermatol 1986 ; 15 : 836-59.
6. Ellis CN et al. Sustained improvement with prolonged topical tretinoin (retinoic acid) for photoaged skin. J Am Acad Dermatol 1990 ; 23 : 629-37.
7. Fisher GJ et al. The molecular basis of sun induced premature ageing and retinoid antagonism. Nature 1996 ; 379 : 335-8.
8. Green LJ et al. Photoaging and the skin: the effects of tretinoin. Dermatol Clin 1993 ; 11 : 97-105.
9. Olsen EA et al. Sustained improvement in photodamaged skin with reduced tretinoin emollient cream treatment regimen: Effect of once-weekly and three times-weekly applications. J Am Acad Dermatol 1997 ; 37 : 227-30.
10. Kligman AM et al. Effects of topical tretinoin on the non-sun exposed protected skin of the elderly. J Am Acad Dermatol 1993 ; 29 : 25-33.
11. Cunningham WJ. Topical isotretinoin and photodamage. Dermatologica 1990 ; 181 : 350-1.
12. Sendagorta E et al. Topical isotretinoin for photodamaged skin. J Am Acad Dermatol 1992 ; 27 : S15-8.
13. Kang S et al. Tazarotene cream for the treatment of facial photodamage. Arch Dermatol 2001 ; 137 : 1 597-604.
14. Lowe N et al. Tarazotene 0.1% cream versus tretinoin 0.05% emollient cream in the treatment of photodamaged facial skin: a multicenter, double-blind, randomized, parallel-group study. J Cosmet Laser Ther 2004 ; 6 : 79-85.
15. Kang S et al. Assessment of adapalene gel for the treatment of actinic keratoses and lentigines: a randomized trial. J Am Acad Dermatol 2003 ; 49 : 83-90.
16. Mukherjee S et al. Retinoids in the treatment of skin aging: an overview of clinical efficacy and safety. Clin Interv Aging 2006 ; 1 : 327-48.
17. Piérard-Franchimont C et al. Tensile properties and contours of aging facial skin, A controlled double-blind comparative study of the effects of retinol, melibose- lactose and their association. Skin Res Technol 1998 ; 4 : 237-43.
18. Varani J et al. Vitamin A antagonizes decreased cell growth and elevated collagen- degrading matrix metalloproteinases and stimulates collagen accumulation in naturally aged human skin. J Invest Dermatol 2000 ; 114 : 480-6.
19. Green C et al. A clinicopathological study of the effects of topical retinyl propionate cream in skin photoaging. Clin Exp Dermatol 1998 ; 23 : 162-7.
20. Saurat JH et al. Topical retinaldehyde on human skin: biologic effects and tolerance. J Invest Dermatol 1994 ; 103 : 770-4.
21. Sass JO et al. Metabolism of topical retinaldehyde and retinol by mouse skin in vivo: predominant formation of retinyl esters and identification of 14-hydroxy-4, 14-retro-retinol. Exp Dermatol 1996 ; 5 : 267-71.
22. Diridollou S et al. Efficacy of topical 0.05% retinaldehyde in skin aging by ultrasound and rheological techniques. Dermatology 1999 ; 199 (Suppl 1) : 37-41.
23. Sorg O et al. Metabolism of topical retinaldehyde. Dermatology 1999 ; 199 (Suppl 1) : 13-7.
24. Mordon S et al. Ultrasound imaging demonstration of the improvement of non-ablative laser remodeling by concomitant daily topical application of 0.05% retinaldehyde. J Cosmet Laser Ther 2004 ; 6 : 5-9.
25. Yu RJ, Van Scott EJ. Hydroxycarboxylics acids, N acetylamino sugars and N acetylamino acids. Skinmed 2002 ; 1 : 117-22.
26. Grimes PE et al. The use of polyhydroxyacids (PHAS) in photoaged skin. Cutis 2004 ; 73 (2 Suppl) : 3-13.
27. Lévèque N et al. Ascorbic acid assessment in human skin dermis by a microdialysis technique associated with gas chromatography-mass spectrometry (in vivo and ex vivo studies). Eur J Mass Spectrom 2000 ; 6 : 397-404.
28. Lévèque N et al. Iron and ascorbic acid concentrations in human dermis in respect to age and body site. Gerontology 2003 ; 49 : 117-22.
29. Zahouani H et al. Interest of a 5% vitamin C w/o emulsion in the treatment of skin aging: effects on skin relief. Eur J Dermatol 2002 ; 12 : XXIII-XXVI.
30. Humbert P. Topical vitamin C in the treatment of photoaged skin. Eur J Dermatol 2001 ; 11 : 172-3.
31. Nusgens BV et al. Topically applied vitamin C enhances the mRNA level of collagens I and III, their processing enzymes and tissue inhibitor of matrix metalloproteinase 1 in the human dermis. J Invest Dermatol 2001 ; 116 : 853-9.
32. Lévèque N et al. Evaluation of a sunscreen photoprotective effect by ascorbic acid assessment in human dermis using microdialysis and gas chromatography mass spectrometry. Exp Dermatology 2005 ; 14 : 176-81.
33. Haftek M et al. Clinical, biometric and structural evaluation of the long-term effects of a topical treatment with ascorbic acid and madecassoside in photoaged human skin. Exp Dermatol 2008 ; 17 : 946- 52.
34. Haftek M et al. Topically applied 5% vitamine C emulsion helps to restructure chronically photodamaged human skin. Eur J Dermatol 2002 ; 12 : XXVII-XXIX.
35. Humbert PG et al. Topical ascorbic acid on photoaged skin. Clinical, topographical and ultrastructural evaluation: double-blind study vs. placebo. Exp Dermatol 2003 ; 12 : 237-44.
36. Hakozaki T et al. The effect of niacinamide on reducing cutaneous pigmentation and suppression of melanosome transfer. Br J Dermatol 2002 ; 147 : 20-31.
37. Burges C. Topical vitamins. J Drugs Dermatol 2008 ; 7 (7 Suppl) : S2-6.
38. Chiu PC et al. The clinical anti aging effects of topical kinetine and niacinamide in Asians : a randomized, double-blind, placebo-controlled, split-face comparative trial. J Dermatol Cosmetol 2007 ; 6 : 243-9.
39. Kligman D. Cosmeceuticals. Dermatol Clin 2000 ; 18 : 609-15.
40. Seité S, Fourtanier AM. The benefit of daily photoprotection. J Am Acad Dermatol 2008 ; 58 (5 Suppl 2) : S160-6.



IMPRIMER ENVOYER A UN CONFRERE REAGIR ENREGISTRER DANS MA BIBLIOTHEQUE TAILLE DU TEXTE

Vos réactions