Violence contre les médecins : les propositions de la CSMF

Interview du Dr Jean-Paul Ortiz, néphrologue à Perpignan, président de la CSMF.

Ces derniers mois, plusieurs affaires de violences graves à l’encontre des médecins, dont un meurtre, ont défrayé la chronique.

L’affaire du généraliste de Dunkerque, violemment agressé par plusieurs délinquants aura été le détonateur qui a enfin fait réagir les pouvoirs publics. Ainsi, le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, en collaboration avec les représentants locaux de la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français) ont annoncé un plan pour faire face à ces problèmes.


 

Le JIM a interrogé le président de la CSMF, le Dr Jean-Paul Ortiz, qui pratique la néphrologie en libéral à Perpignan, pour connaître ses réflexions et ses propositions sur ce phénomène qui semble s’aggraver.

  • La violence contre les médecins libéraux est-elle vraiment en augmentation ? - 00:08
  • Quelles sont les causes de cette violence envers les médecins libéraux ? - 00:42
  • La généralisation du tiers payant risque t-elle d'augmenter la violence ? - 01:47
  • Quelles mesures contre ces violences ? - 02:46



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Vos réactions (4)

  • Meurtre dans un contexte de conflit familial

    Le 15 juillet 2017

    Cette histoire n'a rien à voir avec le fait que ce soit un médecin, c'est un meutre dans un contexte de conflit familial.

    Dr Georges Delamare

  • Refonte de notre système !

    Le 15 juillet 2017

    Pas évident ; le PS et les syndicats "mous" nous ont habitué aux commissions de réflexion dont...rien ne sort.Déjà il serait bon de voir ce qui se fait ailleurs.
    Par exemple ; nos "urgences" n'ont pas changé depuis 1966 ! Bien sûr vieux médecin j'ai vu la naissance des SAMU dans le 94. Puis imités un peu partout. Mais j'ai vu un confrère décéder en direct également dans le 94 à cause des urgences. En France on commence par passer devant un guichet où l'on vous demande :Nom,prénom,adresse,N° sécu, Carte vitale ,etc avant de s'enquérir du motif de votre venue ! Aux USA en 1978 déjà, on s'occupait en priorité de l'individu qui arrive et lorsque les soins sont dispensés on s'enquiert seulement de qui il est et d'où il sort! Quant aux cabinets privés il faut savoir qu'en campagne il est encore possible de consulter de façon traditionnelle ; mais il est vain de faire semblant d'ignorer la notion de "quartier à risques". Et là il est nécessaire de prévoir des sas d'entrée, des portes plus ou moins blindées équipées d'oeilleton pour surveiller la salle d'attente, etc...(Egalement vu dans le 94 aux portes de Paris),les magasins le font, pourquoi pas nous. Enfin il reste les impondérables qui existent partout comme à Nogent le Rotrou pour notre confrère poignardé de 48 coups de couteau.

    Dr Richard Guidez

  • Fatalité de notre civilisation ?

    Le 15 juillet 2017

    Elle va avec la baisse de la considération ! Mis à part les agressions dus à la démence avec irresponsabilité de l'agresseur, les causes en sont nombreuses : le médecin n'est plus le notable "du coin" comme autrefois, la profession se féminise d'où faiblesse de l'agressée et absence de crainte du mal élevé vulgaire qui agresse (rarement un médecin d'un mètre 80 et plus se fait agresser !), faiblesse, et oui ,des honoraires qui augmente le mépris (l'ostéopathe du coin diplômé de l'université de Scmoldur prend le triple des honoraires et est respecté !), en résumé le médecin du coin devient un "pov' type". Alors ...rien d'étonnant ! Pour terminer, absence de réaction des pouvoirs publics !

    Dr Richard Guidez

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