Agitation toujours marquée autour du cas de Vincent Lambert

Reims, le jeudi 19 décembre 2013 - Vincent Lambert, 37 ans, est dans un état pauci-relationnel depuis un accident de la route survenu il y a quatre ans. Au début de l’année, les médecins qui le prennent en charge au sein de l’unité de soins palliatifs du CHU de Reims ont observé une modification de comportement du patient, semblant suggérer un désir de mourir. Après avoir recueilli le sentiment d’une partie de sa famille, ces derniers ont décidé à l’issue d’une procédure collégiale d’interrompre l’hydratation et l’alimentation de Vincent, comme les y autorise la loi Leonetti. Les parents de Vincent qui s’opposaient à cette décision ont obtenu du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne son annulation et la reprise de l’alimentation et de l’hydratation, au motif que l’ensemble des proches n’avait pas été correctement consulté. L’affaire, à l’époque, avait fait grand bruit. Aujourd’hui, alors que le conflit familial continue à faire rage (une partie des proches de Vincent conteste le fait que les parents n’aient pas été avertis) et que l’état du patient n’a connu aucune évolution ni positive, ni négative, une nouvelle procédure collégiale a été lancée le 9 décembre par le CHU de Reims. Les parents restent cependant toujours très fermement opposés à la suspension de l’alimentation et de l’hydratation de leur enfant et comptent certains alliés dans la communauté médicale. Le Xavier Ducrocq, professeur de neurologie et d’éthique au CHU de Nancy, expert choisi par les parents pour les représenter au sein de la collégiale considère par exemple que Vincent « ne relève pas d'un service de soins palliatifs, mais bien d'un établissement spécialisé dans l'accueil de patients présentant un handicap lourd ».

M.P.

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