Un capteur de glucose en continu bientôt pris en charge par la Sécurité sociale

Paris, le lundi 24 avril 2017 - La Fédération française des diabétiques milite activement pour que l’accès aux nouvelles innovations thérapeutiques qui contribuent à améliorer la prise en charge du diabète soit facilité, notamment économiquement. Cependant, cette volonté se heurte à une certaine inertie administrative : un long délai sépare généralement la commercialisation de nouveaux dispositifs et sa prise en charge par la Sécurité sociale.

Retard de la France

Parmi les combats menés dans ce domaine par la FFD, le dernier en date concernait les capteurs de glucose en continu. « C’est une amélioration de la qualité de vie et cela permet d’avoir un meilleur suivi de la maladie » défendait encore à la fin de l’année dernière l’organisation. Cependant, ce dispositif coûteux demeurait jusqu’à aujourd’hui réservé à une partie restreinte des patients, en raison de son absence de remboursement. « On crée une fracture sociale, entre les patients qui peuvent se le payer et ceux qui ne le peuvent pas. Il faut permettre à tous d'avoir accès aux innovations thérapeutiques » déplorait à cet égard en novembre

Gérard Raymond, président de la Fédération française des diabétiques. Dans son sillage, les spécialistes regrettaient que ce système soit accessible dans la majorité des pays occidentaux et que la France accuse en la matière un retard certain.

Une étape majeure

Ce combat a finalement permis d’obtenir une avancée positive. Moins d’un an après que la Haute autorité de santé ait qualifié le service médical rendu du capteur de glucose Freestyle Libre, fabriqué par Abbott de « modéré », la firme vient d’annoncer avoir passé un accord avec les pouvoirs publics qui devrait permettre le remboursement du système d’auto-surveillance « via les pharmacies dans les prochaines semaines avec une marge encadrée ». Le ministère de la Santé s’est félicité de cette « avancée majeure pour les patients diabétiques ». Les textes finalisant cet accord et ouvrant la voie à son application devrait être publié avant le changement de gouvernement. Quelque 300 000 patients pourraient à terme bénéficier de la prise en charge de ce dispositif qui permet « d’éliminer le besoin de piqûres routinières au bout du doigt pour mesurer la glycémie, grâce à la mise en place par le patient d'un simple capteur, d'une durée de vie de 14 jours ». La Fédération française des diabétiques a également salué cette étape importante en soulignant : « Cette innovation de rupture permettra aux personnes atteintes de diabète de pouvoir mieux se suivre et mieux vivre. À terme, elle représente des économies pour l'Assurance-maladie grâce à une diminution de consommation des bandelettes et autopiqueurs mais aussi, et surtout, en évitant hospitalisations, arrêts de travail et complications médicales ».

Léa Crébat

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