Annulation de la révocation du Dr Pierre-Michel Roux ancien patron du service de chirurgie cardiaque de l’hôpital de Metz

Metz, le vendredi 19 décembre 2014 - En 2011, le Conseil national de gestion des praticiens hospitaliers révoquait le docteur Pierre-Michel Roux, chef du service de chirurgie cardiaque de l’hôpital de Metz. A l’origine de cette décision rarissime, une longue série d’enquêtes administratives et journalistiques, suspectant depuis 1998 de très mauvais résultats de l’unité. Finalement, une mission d’expertise de l’Agence régionale de santé de Lorraine confirma que la mortalité globale du service atteignait 11,2 % en 2009, quand, compte tenu du profil des patients, elle n’aurait pas dû dépasser les 6 %, tandis que l’on recensait 19,1 % de décès après remplacement de valve cardiaque contre une mortalité attendue de 8 %. Un fonctionnement « en totale autarcie » était également dénoncé. Trois ans après sa révocation, dont il a toujours fortement contesté la légitimité, Pierre-Michel Roux vient d’obtenir de la justice administrative l’annulation de cette décision. Si les motivations de ce jugement ne sont pas connues, lors de l’audience le rapporteur public avait critiqué une sanction « excessivement sévère ».

M.P.

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Vos réactions (1)

  • Délit statistique déjoué

    Le 21 décembre 2014

    Il est de salubrité publique que le délit statistique soit enfin déjoué.
    Même lorsque l'écart à la moyenne est significativement anormal cela ne veut pas dire non plus que les décès ne soient pas dus à un biais de recrutement.
    Les hôpitaux locaux ayant ce désavantage par rapports aux grands centres nationaux d'accepter des malades en extrême urgence et des cas désespérés ainsi que des personnes défavorisées socialement.
    Il est évident que ne montent à Paris ou Toulouse que des cas soigneusement sélectionnés, plutôt aisés socialement pour faire pression sur le lieu de prise en charge, enfin il s agit de personne qui par définition ont pu supporter un long voyage .
    Dans toute statistiques des hôpitaux il y a un premier et un dernier et il est obligatoire que les premiers et derniers en terme de mortalité soient les petits hôpitaux puisque les petits nombres occasionnent les plus grands écart à la moyenne des moyennes (le pourcentage est en soi une moyenne) il y a ensuite une moyenne nationale de ces pourcentages et il est mathématique que les plus petites séries s'écartent plus de la moyenne !
    Voilà pourquoi Toulouse et Paris ne peuvent pas être dernier ce qui entraîne un avantage non du aux équipes qui conduit les malades à les préférer indépendamment de leur réelle qualité donc d'en fausser la moyenne à la hausse.
    Il ne sert a rien de fermer les petits hôpitaux mais il serait utile d'expliquer les statistiques à ceux qui nous gouvernent et qui nous jugent.
    Dr François Roche

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