Baclofène : une contre-expertise

Interview du Pr Philippe Jaury, département de médecine générale, Université Paris-Descartes, coordinateur de l'étude Bacloville

Le parcours du bacloféne,  pour obtenir son autorisation de mise sur le marché dans l'indication de l'alcoolo-dépendance a pris l'allure d'une course d’obstacles.

Ainsi, à la suite d'une étude menée  par l'INSERM et l’assurance-maladie, qui a observé un sur risque d'hospitalisation et de décès, l'ANSM (Agence du médicament) a décidé de diminuer les doses maximales recommandées, dans le cadre de la RTU (Recommandation temporaire d’utilisation).

Au début de cette année, nouvelle embuche, un rapport du CSST (Comités scientifiques spécialisés temporaires) constitué par l’ANSM estime que le bénéfice risque de cette molécule est défavorable.

Alors que ces différentes conclusions demeurent contestées et que l’ANSM devrait rendre sa décision définitive dans les prochains mois,  le JIM donne ici la parole au Pr Jaury, coordinateur de l'étude bacloville, pour une contre-expertise...

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Vos réactions (6)

  • Parallèle avec Mediator

    Le 17 juin 2018

    L'approche de l'ANSM à l'égard du baclofene, vieux médicament tombé dans le domaine public, est à mettre en parallèle avec l'approche de cette même ANSM à l'égard du Mediator@, bloc buster du laboratoire Servier.

    Dr Olaf van Ditzhuyzen

  • Hypocrisie de l'ANSM

    Le 17 juin 2018

    Excellent entretien, avec des données précises (et un historique aussi...). Il montre bien l'hypocrisie et l'inefficacité de l'ANSM mais ça on le savait déjà.

    Dr Jean-Pierre Huber

  • Merci

    Le 25 juin 2018

    Cet homme est merveilleux et généraliste... merci.


    Dr Michel Alessandri

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