Covid-19 en réa, les enjeux éthiques

En ces temps de pandémie de Covid-19 les responsables des services de réanimation craignent plus que jamais de devoir faire face à un manque de ressources humaines, thérapeutiques et matérielles. En filigrane se dresse le spectre d’un choix nécessaire entre les patients pour l’accès à la réanimation et autres soins critiques. Pour guider les praticiens dans leurs décisions afin de garantir le respect des principes éthiques les plus fondamentaux (égalité entre les malades, respect de leur volonté et de celle des proches…) en même temps qu’ils assurent et maintiennent l’organisation de leur service, plusieurs sociétés savantes de réanimation (SRLF, SFAR, SFGG, SPILF, SFAP mission COREB) ont émis des recommandations parfaitement résumées dans cet algorithme.


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Il ne s’agit nullement ici de refuser la réanimation à des patients qui pourraient en bénéficier mais d’éviter une obstination déraisonnable chez des malades pour lesquels les soins critiques n’auraient pas de bénéfice attendu d’une part, et d’autre part de ne pas occuper des places de réanimation par des patients relevant de structures de soins moins lourdes.


Dr Marie-Line Barbet

Référence
Enjeux éthiques de l’accès aux soins de réanimation et autres soins critiques en contexte de pandémie COVID-19, Pistes d’orientation provisoires 16 mars 2020.

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Vos réactions (2)

  • Les leçons des autopsies

    Le 24 mars 2020

    Les respirateurs permettent de donner de l'oxygène. Ceux qui les ont meurent quand même. Ils sont étouffés. La question se pose ainsi : est-ce que cet oxygène administré par les respirateurs parvient véritablement aux alvéoles ?

    Des liquides visqueux font obstacle. Les résultats des autopsies chinoises ont joué dans une certaine mesure un rôle de premier plan dans le traitement clinique des troubles de la ventilation pulmonaire.

    Selon Liu Qian, l’autopsie révèle que dans certains cas, il y a une grande quantité de liquides – visibles à l’œil nu et parfois très visqueux – dans les alvéoles et la trachée. Une partie s’écoule lors de l’incision, mais du liquide reste parfois bloqué dans les voies respiratoires.

    Cela suggère que dans le traitement clinique, une plus grande attention doit être accordée à la perméabilité des voies respiratoires, qu’elles soient diluées avec des médicaments pour favoriser l’écoulement des fluides, ou par l’utilisation de méthodes physiques, comme la position couchée ou le tapotage du dos, afin d’aider le patient.

    Et se souvenir des mucolytiques utilisés dans la mucoviscidose.

    Dr Jean Doremieux

  • Une question

    Le 07 avril 2020

    Je ne comprends pas comment l’insufflation d'O2 même sous pression positive continue puisse être efficace sur un, deux poumons condensés...ou alors il ne s'agit pas d'un condensat total!

    Dr Jean-Paul Vasse

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