L’herpès sur orbite

Washington, le samedi 23 mars 2019 – La préparation de vols habités vers Mars présente de nombreux défis, dont beaucoup concernent la santé des astronautes. Parmi les risques encourus, une équipe de la NASA conduite par Satish K. Mehta signale la réactivation des virus responsables de l’herpès, de la varicelle ou du zona. Un tel phénomène n’est guère surprenant quand on sait la "sensibilité" des manifestations de ces virus au stress : or une mission spatiale est un exemple si l’en est de situation stressante tant d’un point de vue biologique que psychologique.

Réactivation mais pas nécessairement de poussée

Ayant analysé des échantillons de salive, de sang et d’urine de 112 astronautes prélevés avant, pendant et après des vols spatiaux à 400 kilomètres au-dessus de la surface de la Terre, l’équipe de Satish K. Mehta a constaté une réactivation des virus de l’herpès, de la varicelle ou du zona chez 47 astronautes ayant effectué des missions courtes (sur 89) et 14 dont les missions étaient longues (sur 23). Cependant, cette réactivation du virus n’a pas toujours entraîné de symptômes : seuls six ont été concernés par une poussée d’herpès.

Ce qui vaut sur Mars vaut aussi sur Terre

Cette situation préoccupe cependant la NASA, d’une part en raison du risque que représente cette menace d’une réactivation des virus pendant un vol habité pendant une longue période et d’autre part en raison de la possibilité pour les astronautes de contaminer leurs proches lors de leur retour. Aussi, la NASA se concentre-t-elle actuellement sur des méthodes de prévention et de traitement, qui pourraient également être profitables à ceux qui ne quitteront jamais la planète Terre.

Déjà, les dispositifs de détection rapide des virus dans la salive élaborés pour les astronautes sont aujourd’hui utilisés en routine.

Aurélie Haroche

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