L'IGAS en remet un coup sur le coût de gestion de l'Assurance maladie

La gestion de l’assurance maladie obligatoire et complémentaire a coûté 12,5 Md€ 1 à la collectivité en 2011. Dans le cadre de la politique de « Modernisation de l’Action Publique », les Ministres en charge du Budget, d’une part, et de la Santé, d’autre part, ont demandé à la mission d’examiner tous les moyens permettant d’améliorer l’eff icience de gestion de l’assurance‐maladie obligatoire et complémentaire. La gestion du risque maladie est fortement structurée par la di stinction entre assurance maladie obligatoire (AMO) et complémentaire (AMC), malgré certa ines exceptions anciennes telles que le régime d’Alsace‐Mos elle ou les mutuelles de la fo nction publique, ou plus récentes s’agissant de la gestion de la couverture maladie univ erselle complémentaire (CMU‐ C). Tant l’AMO que l’AMC sont marquées par un important éclatem ent institutionnel, plus que par le nombre ou par l a complexité des processus dont elles ont la charge. Au total, 86 opérateurs gèrent ainsi 14 régimes obligatoires d’ assurance‐maladie. Aux trois principaux opérateurs (CNAMTS, M SA, RSI) s’ajoutent 11 régimes spéciaux, les organismes délégataires du régime général (é tudiants, fonctionnaires, etc. ) 2 et les 20 organismes conventionnés du RSI, le Gamex, etc. L’éclatement du secteur de l’AMC est plus important encore avec plusieurs centaines d’organismes assurant une prise en charge complémentaire (682 à fin 2011). Toutefois, la recherche d’une efficience accrue, le respect des règles de sol vabilité les plus récentes et la volonté de se doter d’une couverture nationale, amènent à des r egroupements rapides dans le secteur de l’AMC et à une réd uction forte du nombre des inte rvenants. S’agissant des processus métiers, l’assurance maladie est carac térisée par un nombre réduit de processus et par un traitemen t de masse des opérations. Il s’agit principalement de la gestion des bénéficiaires (affil iation, mutations, mise à jour des informations de l’assuré), de la liquidation des prestations en nature (remboursem

Voir : http://www.igas.gouv.fr/IMG/pdf/RM2013-146P_2_.pdf

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Vos réactions (1)

  • "L'état de connivence"

    Le 08 janvier 2015

    Autant je suis assez critique sur ceux qui veulent quitter la sécu sans mise en place de mécanismes de substitution et de compensation, autant je me demande ce qui peut justifier la connivence entre un système d'assurance maladie clairement pervers et l'Etat pour lequel il est finalement nuisible. A qui profite la chienlit de l'assurance dite solidaire?
    Ni aux assujettis.
    Ni aux professionnels.
    Ni à l'Etat.
    Elle oblige les français à contracter 2 assurances maladie
    -qui leur coûtent beaucoup trop cher
    -dont ils n'ont pas le choix
    -avec une assurance complémentaire obligatoire qui augmente leurs impôts
    -obligeant à une gestion double des dossiers médicaux dont le surcoût de plusieurs milliards d'euros est comparable au déficit annuel de l'assurance maladie collective.
    A quoi rime la persistance de l'obligation d'affiliation à l'assurance maladie collective?
    La solidarité? Argument bidon, celle ci est fiscalisée depuis longtemps.
    La sélection des patients dans un système libéralisé? Argument bidon, il suffit d'établir un cahier des charges opposable aux assureurs à partir d'un référentiel d'accréditation.
    Alors quelles sont les raisons de cette connivence entre l'Etat et un système d'assurance obsolète et ruineux ?
    Comme de plus en plus de francais je m'interroge a qui profite cette chienlit ? (terme Gaullien)
    Solution possible rapidement:
    On garde la sécu et on autorise tout assureur solvable a proposer des contrats d'assurance maladie au premier euro et les citoyens choisissent...
    => la gestion du TPG cher à nos dirigeants se trouve énormément simplifiée , chaque français ayant un assureur maladie ( sécu ou autre) et non pas deux (5 à 7 milliards d'euros d'économie de gestion des dossiers par an);
    => le déficit disparaît progressivement (cf Allemagne);
    =>on ne s'entête pas dans les délires de gouvernance autoritaire palliative sans avenir.
    Envers les professionnels de santé, les dispositifs solidaires sont bien sûr maintenus après audit.
    L'assurance maladie réinventée est enfin solvable et aucun recul social n'existe.
    Alors on réforme vraiment ou on continue les sottises?
    Dr J-F Huet

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