Les hôpitaux champions malgré eux du travail temporaire

Si le recours à l’emploi médical temporaire a du sens pour faire face à un problème conjoncturel, il est désormais utilisé comme une bouée de secours pour palier à problème structurel, celui d’un hôpital en pénurie chronique de certains spécialistes. En quelques années, le marché s’est emballé, remettant en cause par endroits la qualité, la continuité, la sécurité des soins. Le coût exorbitant pose un problème croissant aux hôpitaux, au delà du raisonnable, d’autant que ces mêmes hôpitaux sont par ailleurs...

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Vos réactions (4)

  • Une anaphore

    Le 21 décembre 2013

    Le plus grand scandale à l'hôpital publique sont les titulaires qui ne veulent plus bosser et qui ne s'intéressent plus qu'à leurs vacations privées hebdomadaires.

    Le plus grand scandale à l'hôpital c'est le principe que plus le PH est vieux et près de sa fin de carrière, moins il bosse et moins il est productif.

    Le plus grand scandale à l'hôpital ce sont les salaires qui sont à peine 50 % des revenus du privé.

    Le plus grand scandale à l'hôpital ce sont les textes régissant les carrières hospitalières qui n'ont pas bougé depuis des décennies.
    De toute façon sans les intérimaires la chaine de la continuité des soins sera rompue.

    Le plus grand scandale à l'hôpital ce sont les stagiaires juniors en formation exploités pendant de très longues années en effectuant le travail de seniors, toujours sans surveillance et sans contrôle suffisant de leur prestation.
    Le plus grand scandale à l' hôpital c'est l'hypocrisie ambiante et les contre vérités mises sous les projecteurs comme si le problème était l'interim et non pas le numerus clausus tellement restrictif depuis des décennies de quoi entrainer tout naturellement le besoin urgent de médecins venant d'ailleurs qu'on exploite pendant des années et des années.
    Arrêtons l'hypocrisie et la bureaucratie.

  • Un "problème structurel" ?

    Le 26 décembre 2013

    Le " problème structurel " de l'hôpital public ? Le mot est lâché, on voit où il faut chercher l'erreur.
    Le "coût exorbitant " ? Mais combien l'hôpital économise-t-il en ne payant pas ses spécialistes absents des tableaux?
    Le mot "rentabilité" a-t-il "du sens", ainsi que les mots "attractivité" ," profil de carrière" , ou simplement "reconnaissance" pour l'auteur du rapport qui est un de nos confrères ?
    Quand je vois ces postes sans PH, je pense à ces postes d'enseignants de l'Education Nationale dans les zones sensibles dont personne ne veut , mal payés , dévalorisés , et encore et toujours sans solution ni ministérielle ni syndicale !
    Dr F.Chassaing

  • Numerus clausus et repos compensateur

    Le 02 janvier 2014

    Apres avoir travaillé prés de 30 ans dans le privé en secteur 1 puis depuis 4 ans en remplacement uniquement en Hôpital, j'en suis arrivé aux constatations suivantes :
    1 . Il est plus rentable d'être remplaçant que libéral S1 à l'heure actuelle :
    -pour un salaire quasiment identique moins de stress car conditions de travail plus sécuritaires et plus " Sotf"
    - moins de charge médico-légale
    2 -Les "mercenaires" sont souvent d'un très bon niveau professionnel
    3 - Les titulaires ne sont pas toujours motivés pour être les moteurs du service
    4 -Le fond du problème n'est jamais abordé car nos chers édiles en sont les vrais responsables : il est en effet plus facile de fustiger une petite minorité d'une profession qui ne fait que profiter des "conditions du marché" que de regarder en face les vraie raisons de cette pénurie.
    Les 2 causes principales de la pénurie en anesthésie sont les suivantes:
    1- Le Numérus Clausus irréfléchi basé sur une sélection aux critères inutiles pour effectuer notre métier. Il est vrai qu'il est peut être moins onéreux pour le système d'enrôler des collègues étrangers parfois mal formés mais toujours sous payés.
    2- Le repos compensateur de garde (certes une bonne mesure sécuritaire pour les patients) instauré sans aucune préparation et qui a crée d'emblée un énorme déficit en médecins et donc entrainé un recours de plus en plus en plus important aux "mercenaires".
    De toute façon à l'heure actuelle et encore pour quelques années il n'y a pas de solutions sinon faire "bosser" de plus en plus longtemps les "vieux" et cela a forcément un prix.
    Mais les politiques n'ont jamais tort et ne prennent jamais leçon de leurs erreurs.

    Dominique Mendy

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