Relations conventionnelles : la rue Cambon règle ses comptes

La Cour des comptes met en ligne, mardi 15 juillet 2014, un rapport sur les relations conventionnelles entre l’assurance maladie et les professions libérales de santé demandé par la commission des affaires sociales du Sénat en application de l’article LO 132-3-1 du code des juridictions financières. La Cour constate que le système conventionnel, profondément remodelé en 2004, n’a permis ni de régler les problèmes d’organisation des soins en ville, ni d’assurer l’accès des patients aux soins, ni de rééquilibrer la hiérarchie des rémunérations des professions de santé. Le cadre et le contenu des politiques conventionnelles devrait être revus pour qu’elles contribuent à la rationalisation du système de soins et d’a

Voir : http://www.ccomptes.fr/content/download/71027/1884554/version/1/file/20140715_relations_conventionnelles_assurance_maladie_professions_liberales_sante.pdf

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Vos réactions (1)

  • Cessons de vouloir rassembler des concepts antinomiques

    Le 23 juillet 2014


    La meilleure chose à faire avec le système conventionnel est de le supprimer purement et simplement.
    Le pilotage de la santé par l'Etat qui se trouve être l'assureur maladie de fait ne fait que multiplier les biais décisionnels. L'Etat en arrive à se considérer comme l'acheteur de soins à la place du patient et passe son temps à stipuler pour autrui de la façon qui lui convient.
    Le cancer de la médecine se développe depuis le passage des dépenses de santé dans le budget de l'Etat. C'est à partir de la faillite du paradigme initial de la sécu de Pierre Laroque fondée sur une dialectique collectiviste qu'on est tombé dans une étatisation totale de la santé. Il est donc inutile de réfléchir aux moyens de continuer à faire cohabiter la notion d'exercice libéral dans un système étatisé. Il n'y a que deux option cohérentes
    1) La socialisation totale et l'intégration des médecins au monde des fonctionnaires, ce qui fait disparaître la notion d'assurance maladie, le droit à la santé permettant à chacun de se faire soigner dans des dispensaires d'Etat
    2) La libéralisation du système avec retour des dépenses de santé dans le domaine privé. La solidarité alibi littéralement "chosifiée" par le système devant être traitée séparément de l'assurance.
    Cessons de vouloir rassembler des concepts antinomiques
    M. Huet

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