Comment augmenter la couverture vaccinale des adultes ?

On a beaucoup parlé ces derniers temps de l’élargissement de l’obligation vaccinale en pédiatrie, mais cela ne doit pas faire oublier que, dans ce domaine, un effort est encore à faire concernant la vaccination des adultes. Les taux de vaccinations sont particulièrement bas chez l’adulte, moins de 1 personne de plus de 65 ans sur deux n’étant pas à jour pour les rappels DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite). On estime que seuls 30 % des adultes qui pourraient en bénéficier sont vaccinés contre le pneumocoque. Afin d’alimenter les réflexions sur ce sujet, Pfizer a commandé une enquête sur la vaccination des adultes, réalisée par l’institut Ipsos.

L’enquête (1) révèle que la vaccination est en quelque sorte victime de son succès, la plupart des Français ne connaissant plus, ou très peu, les maladies qui faisaient, il y a quelques décennies, partie de notre quotidien. Les populations les plus à risque (comme les plus de 65 ans) considèrent qu’elles courent les mêmes dangers que le reste de la population, montrant ainsi une méconnaissance de ces pathologies. Dans le même temps, ils sont nombreux (60 %) a être préoccupés par le risque d’effets indésirables liés à la vaccination. Les Français restent dans l’ensemble (81 %) favorables à la vaccination (et ce pourcentage monte à 88 % quand il s’agit de la vaccination de leurs enfants), et 94 % reconnaissent que c’est grâce à la vaccination que la variole a été éradiquée. Cependant, seuls 20 % des Français déclarent avoir toute confiance dans la vaccination pour les adultes.

Le laboratoire Pfizer met en avant la nécessité d’informer patients et professionnels de santé, et propose de développer des outils destinés à faciliter le suivi de la situation vaccinale et optimiser le parcours de soins.
Ainsi, plusieurs idées innovantes sont mises en avant par le laboratoire, comme la mise en place d’un carnet de vaccination obligatoire (seuls 39 % des patients sont certains d’être à jour dans leur calendrier vaccinal), des SMS de rappel pour la mise à jour des vaccins (31 % des Français estiment que le fait de ne pas y penser est un frein à la vaccination), l’inscription du statut vaccinal dans la carte vitale, ou encore la possibilité d’ouvrir la vaccination à d’autres professionnels de santé (pharmaciens et infirmiers).

Au-delà de ces quelques mesures, c’est sur la communication que Pfizer propose de mettre l’accent, en aidant les professionnels de santé à expliquer le rapport bénéfice/risque de la vaccination aux patients.

*Enquête IPSOS « La vaccination chez les adultes en France », réalisée sur internet du 1er au 13 juin 2016 auprès de 1300 Français, 184 médecins généralistes et 128 pharmaciens d’officine.

Dr William Hayward

Référence
Conférence de presse Pfizer, « Et si on parlait de la vaccination des adultes ? », 3 octobre 2017.

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