De la vitamine D pour lutter contre l’ostéoporose : une EVIDANCE

Paris, le vendredi 11 janvier 2008 – Reflet de notre vieille société, l’ostéoporose gagne d’année en année du terrain et devrait continuer à progresser au fil des décennies. Face à cet enjeu de santé publique, selon la formule consacrée, la prévention et l’information semblent des armes essentielles. C’est dans cette perspective, que les laboratoires MSD ont mis en place en octobre 2007 l’enquête EVIDANCE. Menée sous la coordination du professeur Patrice Fardellone (Amiens) cette étude doit bénéficier de la participation de 3 000 praticiens qui incluront 6 000 patientes. Elle est destinée à « étudier de manière transversale et rétrospective, les facteurs de risque chez les femmes ostéoporotiques, en particulier les facteurs de risque liés à l’insuffisance en vitamine D ». Ainsi, dans le cadre d’ « EVIDANCE », les médecins soumettront leurs patientes à un questionnaire évoquant leur « alimentation », la « suplémentation nutritionnelle », « l’exposition au soleil », le « phototype » et « l’ensoleillement régional ». Des indicateurs d’insuffisance à partir du dossier médical seront également recueillis : le dernier dosage de 25(OH)D, la densité minérale osseuse et les éventuelles fractures ostéoporotiques. Cette étude tendra à renforcer le rôle déterminant du médecin dans « l’évaluation du risque d’insuffisance en vitamine D ».

La vitamine D oubliée ?

Rappelé de façon décisive par le professeur Maurice Audran et le professeur Pierre Fardellone à l’occasion du congrès de la Société française de rhumatologie qui s’est tenu en décembre à Paris, le rôle essentiel de la vitamine D dans le traitement de l’ostéoporose semble moins bien connu des patientes que celui du calcium. La vitamine D serait en outre moins souvent privilégiée par les médecins par rapport au calcium dans leurs recommandations alimentaires. Une étude TNS Healthcare, menée en 2007, dont les résultats ont également été dévoilés en décembre semble en effet le confirmer. Ainsi, les 110 femmes françaises âgées de 50 à 65 ans ayant bénéficié de conseils diététiques (parmi les 4 000 Européens et Canadiens sondés) ont dans 90 % des cas retenu de ces recommandations faites par leurs praticiens l’importance de privilégier le calcium, tandis que la vitamine D n’est citée que dans 51 % des cas. En outre, une exposition modérée au soleil, pour la synthèse de la vitamine D, n’aurait été recommandée qu’à 5 % des patientes. 

Même pas peur de l’ostéoporose en France !

Soulignons enfin, que cette enquête révèle que les Français, sont peut-être face à l’ostéoporose, moins inquiets (ou plus philosophes ?) par rapport aux Allemands, Italiens, Espagnols et Canadiens. Sur une échelle de 1 à 5, les 4 000 sondés ont été invités à juger de la gravité de l’ostéoporose. Une note moyenne de 3,6 a été donnée par les Français, tandis qu’elle grimpait à 4,1 pour les Canadiens, qu’elle était de 4 pour les Allemands et les Espagnols et de 3,9 pour les Italiens.

A.H.

Référence
Communiqué de presse des laboratoires MSD, le 4 décembre 2007

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