Fortigel : une nouvelle arme contre le syndrome de déficit en testostérone

Paris, le lundi 10 septembre 2007 – Connu sous le nom imprécis d’andropause, le Syndrome de déficit en testostérone (SDT) ou hypogonadisme masculin est l’objet d’un nombre croissant d’études, en raison non seulement du vieillissement de la population, mais également de la progression de pathologies auxquelles est fréquemment associé ce syndrome, tel le diabète. A mesure que se façonne la définition du SDT, on considère qu’il résulte « de l’association d’un taux de testostérone totale  bas (inférieur à 8nmol/l) et de symptômes physiques ou psychologiques » liés à ce déficit, comme l’explique le docteur Jacques Buvat, du Centre d’étude et de traitement de la pathologie de l’appareil reproducteur et de la psychosomatique (CEPADT). La fréquence de l’hypogonadisme masculin est de 7 % entre 40 et 60 ans si l’on retient un dosage de la testostéronémie totale et passe à 22 % entre 60 et 80 ans. « Si l’on se réfère (…) au taux de testostérone biodisponible, 50 % des hommes de plus de 55 ans pourraient être concernés », souligne le Président de l’Association inter-hospitalo-universitaire de sexologie (AIHUS), le professeur Pierre Costa.

Un dispositif qui contribue à la précision de la dose

Démontrés chez l’homme hypogonadique jeune, les bénéfices d’un traitement par testostérone chez les sujets plus âgés sont au cœur d’un nombre croissant d’études. Ces résultats ont contribué au développement de traitements innovants et performants, tel Fortigel, récemment lancé par les laboratoires ProStrakan. Il s’agit d’un « gel de testostérone à 2 % présenté en flacon muni d’une pompe doseuse, contenant 60 g de gel (1 200 mg de testostérone) ». Ce dispositif contribue à limiter les quantités de gel appliqué sur la peau et à offrir une bonne précision de la dose. Sept études cliniques (cinq études de phase I/II, dont trois randomisées, une étude de phase III et une étude ouverte de rotation du site d’application) ont permis d’évaluer la tolérance et l’efficacité de Fortigel. Il apparaît que quatorze jours après le début du traitement (application soit sur l’abdomen, soit dans la partie intérieure des cuisses) 92 % des patients ont une concentration moyenne de testostérone comprise dans les valeurs cibles et 95 % des patients sont dans l’intervalle cible à six mois. Un effet positif sur la densité minérale osseuse au niveau rachidien et des hanches a également été observé grâce à une étude de Phase III de pharmacocinétique/exposition, non contrôlée ouverte, non comparative, menée chez 201 patients hypogonadiques. Indiqué dans le traitement substitutif par testostérone de l’hypogonadisme masculin lorsque le déficit en testostérone a été confirmé par les symptômes cliniques et les analyses biologiques, Fortigel des laboratoires ProStrakan apparaît comme une nouvelle arme face à ce trouble.

A.H.

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article