Gardasil annonce une nouvelle ère de la lutte contre le cancer

Paris, le lundi 27 novembre 2006 – Si l’attente aura été courte, l’espoir que représente la mise sur le marché du vaccin recombinant Gardasil n’en est pas moins particulièrement fort. Le produit des laboratoires Sanofi Pasteur MSD qui assure une protection contre les papillomavirus humains de types 6, 11, 16 et 18 semble en effet annoncer l’émergence d’une nouvelle ère de la lutte contre le cancer où les stratégies de défense seront multipliées et diversifiées. Le vaccin aujourd’hui disponible dans les pharmacies françaises est en outre une véritable promesse quant à l’amélioration de la santé des femmes. Le cancer invasif du col de l’utérus est en effet à l’origine aujourd’hui en France de plus de 1 000 décès chaque année.

 

L’utilisation du vaccin qui s’administre par voie intramusculaire, selon un schéma en trois doses avec deux nouvelles injections à quinze jours et six mois constitue une arme préventive, qui associée au frottis, permettra de lutter activement contre le cancer de l’utérus, mais également contre les dysplasies de haut grade du col et de la vulve et contre les condylomes acuminés. Les essais réalisés auprès de 20 000 femmes originaires de trente-trois pays ont en effet confirmé sa bonne tolérance et son efficacité à 100 % quant à la prévention de ces différentes pathologies et manifestations, lorsqu’elles sont liées aux Papillomavirus de types 6, 11, 16 et 18 qui sont à l’origine de 70 à 84 % des cas de cancers du col. Ces quatre papillomavirus sont également retrouvés dans 70 % des lésions précancéreuses, dans 35 à 50 % des lésions potentiellement précancéreuses du col, dans 70 % des lésions précancéreuses de la vulve et dans 90 % des condylomes acuminés.

 

Si la stratégie vaccinale fait encore aujourd’hui l’objet de discussions avec les autorités, les résultats des différents essais cliniques ont démontré l’efficacité de Gardasil chez les femmes de 16 à 26 ans et son immunogénicité chez les enfants et adolescentes de 9 à 15 ans. Déjà, le président de la Société française de gynécologie appelle à une mobilisation des gynécologues, pédiatres et médecins généralistes en vue d’une vaccination des pré-adolescentes et adolescentes. « Il faut les immuniser le plus tôt possible avant le début de leur vie sexuelle, soit avant le risque d’exposition au Papillomavirus humain. C’est par ailleurs une nouvelle opportunité de prévention dont pourront bénéficier les jeunes femmes », explique le professeur Patrice Lopes. L’inscription au remboursement du vaccin est également l’objet de discussion, son prix public conseillé est aujourd’hui de 145,94 euros la dose.

A.H.

Référence
Conférence de presse des laboratoires Sanofi Pasteur MSD, le jeudi 23 novembre 2006-11-27

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