Gardasil figure déjà dans les recommandations vaccinales de plusieurs pays, dont l’Autriche

Vienne, le jeudi 4 janvier 2007 – L’arrivée sur le marché, à la fin de l’année 2006, du vaccin recombinant Gardasil, des laboratoires Sanofi Pasteur MSD a constitué une véritable révolution. Elle signe en effet une nouvelle ère dans la lutte contre le cancer et notamment contre les cancers liés aux papillomavirus humains. Si de très nombreux pays ont choisi de prendre part à cette formidable évolution, il semble que certains d’entre eux manifestent un esprit d’innovation plus audacieux et plus rapide que beaucoup d’autres.

 

L’Autriche préconise la vaccination des garçons !

 

Déjà disponible dans treize pays européens (Australie, Belgique, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Irlande, Luxembourg, Pays Bas, Norvège, Portugal, Suède et Grande-Bretagne), le vaccin Gardasil ne fera son entrée sur le marché italien, grec et suisse qu’au début de l’année 2007 et plus tard encore en Espagne. Outre ces décalages de calendrier quant à la commercialisation du vaccin, il apparaît que les questions de remboursement et d’inscription dans les recommandations vaccinales suivent également des rythmes différents. C’est ainsi que l’Autriche est devenue le premier pays à inclure Gardasil dans son calendrier vaccinal national. Depuis le 1er janvier 2007, le vaccin qui confère une protection contre les papillomavirus de types 6, 11, 16 et 18 est recommandé en Autriche non seulement chez les jeunes filles âgées de 9 à 15 ans, mais également chez les garçons du même âge. Les sociétés savantes à l’origine de ces recommandations estiment qu’il est préférable que l’immunisation soit réalisée avant le début de l’activité sexuelle. En élargissant sa recommandation vaccinale aux jeunes garçons, l’Autriche dépasse l’exemple américain et australien. Ces deux pays ont été les premiers pays à conseiller officiellement l’utilisation de Gardasil. Depuis le mois de juin 2006, les autorités sanitaires américaines préconisent en effet la vaccination systématique des petites filles de 11 et 12 ans et l’immunisation des femmes de 13 à 26 ans qui n’ont pas été vaccinées précédemment. Témoignant de la diversité des modalités, l’Australie a pour sa part opté pour une vaccination scolaire des adolescentes de 12 et 13 ans. Un programme d’incitation à la vaccination devrait en outre être mené pendant deux ans d’une part auprès des jeunes femmes de 13 à 18 ans dans le cadre scolaire et d’autre part auprès des femmes de 18 à 26 ans grâce au concours des praticiens.

 

En attendant les décisions officielles françaises…

 

La prise en charge par les systèmes d’assurance publics et privés apparaît souvent comme le nécessaire corollaire d’une recommandation officielle de vaccination. Quelque 94 % des compagnies de mutuelles privées américaines ont ainsi accepté de prendre en charge Gardasil. De leurs côtés, les trois plus importantes caisses d’assurance maladie allemandes, qui couvrent près de la moitié de la population, ont annoncé le 5 décembre dernier que le vaccin serait immédiatement et totalement pris en charge. En France, les compagnies AXA, AGF et MAAF ont promis d’offrir un remboursement partiel du vaccin, tandis qu’un accord avec l’assurance maladie et l’établissement de recommandations définitives sont encore attendus.

 

A.H.

Référence
Conférence de presse des laboratoires Sanofi Pasteur MSD, le 20 décembre 2006

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