Glivec, des laboratoires Novartis, s’est imposé comme le traitement de référence des LMC et des GIST

Paris, le jeudi 11 janvier 2007 – Il est des anniversaires plus douloureux. En présentant au mois de décembre dernier les résultats de l’étude IRIS (International Randomized Interferon versus STI571), les laboratoires Novartis fêtaient avec gloire le cinquième anniversaire de l’autorisation de mise sur le marché (AMM) de Glivec, dont le succès ne s’est jamais démenti. Publiées par le New England Journal of Medecine, les conclusions d’IRIS confirment en effet que Glivec (Imatinib), recommandé dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique (LMC) en phase chronique, aboutit à un taux de survie globale à cinq ans de 89,4 % chez les patients l’ayant reçu en première intention. Les études randomisées réalisées avant l’arrivée sur le marché de Glivec indiquaient pour leur part que l’association interféron-cytarabine ne permettait d’obtenir un taux de survie globale à cinq ans que de 68 à 70 %. L’étude IRIS met en outre en évidence que sous Glivec, le risque annuel de progression vers les phases avancées de la LMC chute à moins de 1 % au cours de la cinquième année de traitement. Concernant la qualité de vie des patients traités par l’imatinib, IRIS confirme que « les effets indésirables graves, grade 3 ou 4, sont de moins en moins fréquents au cours du temps. Ainsi par exemple, les neutropénies sont rapportées chez 1 % des patients après la quatrième année, contre 14 % pendant les deux premières années de traitement ».

Accroissement de la survie des patients atteints de GIST


Les bonnes nouvelles apportées par Glivec n’ont pas seulement concerné en 2006 son efficacité contre la LMC. Recommandé dans le traitement des GIST (gastro-intestinal stromal tumor) après l’AMM initiale, Glivec offre une chance de survie après 58 mois à un patient sur deux, comme l’avaient révélé les résultats réactualisés de l’étude B2222, présentés à l’occasion du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) en juin dernier. Commentant ces nouvelles données, le professeur Jean-Yves Blay, responsable du service d’oncologie médicale du centre Léon Bérard (Lyon) avait rappelé : « Avant l’arrivée de Glivec, l’espérance de vie des patients atteints de GIST non résécable ou métastatique ne dépassait pas 12 mois en moyenne ».

 

Nouvelles indications en 2006

 

Enfin 2006 a permis à plusieurs autres indications du Glivec de voir le jour. Déjà recommandé dans le traitement de la LMC chromosome Philadelphie (Bcr-Abl) positive (Ph+) nouvellement diagnostiquée, en cas d’impossibilité d’envisager la greffe de moelle comme traitement de première intention, le produit des laboratoires Novartis est désormais indiqué chez les patients souffrant de leucémie aiguë lymphoïde chromosome Philadelphie positive (LAL Ph+), en association avec la chimiothérapie. Chez l’adulte, les syndromes myélodysplasiques associés à des réarrangements du gène PDGFR, le syndrome hyperéosinophilique (SHE) au stade avancé, la leucémie chronique à éosinophile (LCE) associée d’un réarrangement du FIP1L1-PDGFR et le dermatofibrosarcome protuberans non résécable ou en rechute et/ou métastatique sont également de nouvelles indications du Glivec.


A.H.

Référence
Confèrence de presse des laboratoires Novartis, 18 décembre 2006

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