Institut de l'athérothrombose : un an et déjà de nombreux projets

Paris, le lundi 12 décembre 2005 - Depuis l'apparition du terme « athérothrombose » au milieu des années soixante-dix dans la littérature médicale, ce cadre pathologique est devenu incontournable pour la très grande majorité des professionnels de santé vivant dans les pays occidentaux. Avec 100 000 nouveaux accidents vasculaires cérébraux ischémiques chaque année, quelque 175 000 syndromes coronaires aigus et plus de 800 000 personnes probablement atteintes d'artériopathie oblitérante des membres inférieurs, l'athérothrombose reste malheureusement une préoccupation principale des médecins français. Aussi, la nécessité d'un institut dédié à cette pathologie permettant de mieux centraliser les différentes données et de donner un nouvel élan à la recherche s'est petit à petit faite sentir. Depuis dix-sept mois, grâce à l'impulsion des laboratoires Sanofi Aventis et Bristol-Myers Squibb, cet institut existe et fête un premier anniversaire prometteur de nombreux projets.

L'une des principales activités de l'institut de l'athérothrombose en 2004 aura tout d'abord consisté à réaliser une enquête auprès des praticiens afin de mieux préciser leur sentiment sur la prise en charge de cette affection. Il apparaît que tant les médecins généralistes que les médecins spécialistes doivent faire face à des difficultés, soit en raison de la diversité des profils des patients (évoquée par 59 % des médecins généralistes) du manque de temps (53 % des omnipraticiens et 50 % des spécialistes) et du manque de formation (30 % des généralistes et 50 % des spécialistes non concernés). Leur demande de formation concerne notamment le dépistage, une meilleure diffusion des recommandations officielles et la mise en place de véritables réseaux inter-spécialisés. Grâce aux résultats de ce « baromètre », l'institut de l'athérothrombose espère en 2006 pouvoir offrir aux praticiens les outils qui leur manquent.

Mais de nombreux autres projets devraient très prochainement voir le jour. C'est ainsi qu'un programme d'éducation thérapeutique pour les patients artériopathes coordonné par les professeur Patrick Carpentier (Grenoble) connaîtra une première phase expérimentale dès le mois de janvier 2006. La philosophie de ce programme est de multiplier les temps de contact entre les équipes soignantes et les patients et de mieux faire participer les malades à la stratégie thérapeutique mise en place. Cette éducation des patients vient en écho d'un programme pédagogique déjà accessible depuis janvier 2005 aux étudiants en médecine grâce à une iconothèque de l'athérothrombose réalisée par les professeurs Jean-Louis Mas et Ludovic Drouet.

Offrir une nouvelle dynamique à la recherche est également l'un des grands enjeux de l'institut de l'athérothrombose qui soutient notamment le projet de recherche fondamentale du professeur Ludovic Drouet qui au sein de l'Institut des vaisseaux et du sang (IVS) tend à mettre au point un modèle animal d'athérothrombose.

L.C.

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