Lynparza dans le cancer du sein métastatique : quel impact sur la survie globale ?

AstraZeneca et Merck ont présenté le 15 avril 2018 lors du congrès de l’AACR (American Academy for Cancer Research) qui a eu lieu à Chicago de nouveaux résultats d’OlympiAD. Il s’agit d’une étude de phase III (n = 302) évaluant l’efficacité du Lynparza (olaparib), un inhibiteur de PARP (poly-ADP-ribose-polymérase-1), en comparaison avec une chimiothérapie classique chez des patientes ayant un cancer du sein métastatique négatif pour HER2 et portant une mutation du gène BRCA.

Des résultats préalablement publiés dans le NEJM en août 2017 montraient une amélioration significative de la survie sans progression (7,0 contre 4,2 mois, p = 0,0009), avec un doublement du taux de réponse objective (52 contre 23 % pour la chimiothérapie). Les résultats portent cette fois sur la survie globale, évaluée à 19,3 mois pour le groupe traitement contre 17,1 mois dans le groupe contrôle, résultat non significatif (p = 0,513). Cependant, OlympAD n’avait pas la puissance suffisante pour permettre d’observer une différence de survie globale.

Un autre essai actuellement en cours (OlympiA), incluant 1 800 patientes,  et qui devrait se terminer en 2020, va permettre d’évaluer l’efficacité du Lynparza sur la survie globale. Pour rappel, Lynparza a été approuvé par la FDA dans le traitement du cancer du sein métastatique en janvier 2018.

Dr William Hayward

Référence
D’après le communiqué de presse AstraZeneca, avril 2018

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