Nexavar : une grande avancée dans le traitement du carcinome rénal avancé

Paris, le lundi 21 août 2006 – L’année 2006 pourrait bien rester comme une année essentielle en ce qui concerne la santé rénale. Après avoir été le théâtre de la première édition de la Journée mondiale du rein, qui a été organisée le 9 mars dernier, elle est, cet été, l’occasion d’une grande avancée dans le traitement du carcinome rénal avancé.

 

Les promesses de Nexavar, inhibiteur de kinases multiples des laboratoires Bayer Healthcare avaient déjà été remarquées par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), qui, au vu des résultats d’une étude internationale de phase III, avait accordé au nouveau médicament une Autorisation temporaire d’utilisation (ATU) de cohorte le 27 mars dernier. Les essais qui portaient sur 900 patients souffrant d’un cancer du rein avancé avaient en effet révélé que Nexavar interrompt la progression de la maladie chez plus de huit patients sur dix (quel que soit leur profil) et prolonge la survie de 19,3 mois (versus 15,9 mois pour les patients ayant d’abord reçu un placebo avant de bénéficier du Nexavar).

 

Aujourd’hui, c’est au tour de la Commission européenne de reconnaître les vertus de ce produit, qui vient d’obtenir une autorisation de mise sur le marché européen. Nexavar est donc désormais indiqué dans le traitement du carcinome rénal avancé après échec d’un traitement préalable à base d’interféron-alpha ou d’interleukine-2 ou chez les patients pour lesquels ces traitements ne sont pas jugés adaptés.

Face à un cancer diagnostiqué dans un tiers des cas en phase métastatique, les vertus du traitement doivent se concentrer sur l’amélioration de la survie et plus précisément sur la qualité de vie. Nexavar permet de préserver la qualité de vie des malades ; ses effets secondaires restant gérables et réversibles. Pour les 8 500 personnes qui reçoivent chaque année un diagnostic de cancer du rein, Nexavar représente une avancée particulièrement importante. Il pourrait également bénéficier demain à des patients atteints d’autres types de cancer. Son action anti-angiogénique est aujourd’hui l’objet d’études cliniques de phase III dans le traitement du carcinome hépatocellulaire de state avancé et du mélanome métastatique.

A.H.

Référence
Communiqué de presse des laboratoires Bayer Healthcare

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