Papillomavirus : le processus d'autorisation du vaccin est en marche

Ces dernières semaines bruissaient de cette heureuse nouvelle. Un partenariat performant entre les laboratoires Sanofi Pasteur et MSD est à l'origine du développement de trois vaccins qui répondent à des enjeux sanitaires mondiaux primordiaux. C'est ainsi que des demandes d'autorisation auprès de la Food and Drug Administration et de l'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA) ont déjà été déposées pour le vaccin RotaTeq, pour la prévention des infections à rotavirus et le vaccin Zostavax, pour la prévention du zona et des douleurs post-zoostériennes.

Mais l'annonce de ce lundi 12 décembre concerne sans doute le produit le plus attendu et qui a déjà suscité dans la presse de nombreux commentaires témoignant de l'espoir qu'un tel vaccin suscite. Le Gardasil est en effet un vaccin recombinant quadrivalent permettant une immunisation contre les papillomavirus humains de types 6, 11, 16 et 18. Ce 1er décembre 2005, une demande d'autorisation de mise sur le marché a été déposée auprès de la Food and Drug Administration. Aujourd'hui, c'est au tour de l'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA) de recevoir une demande d'autorisation déposée par Sanofi Pasteur et MSD qui assureront sa commercialisation en Europe. Les vingt-cinq pays de l'Union européenne sont concernés de même que l'Islande, la Norvège et la Suisse. En outre, des procédures vont être prochainement engagées en Australie et dans plusieurs autres pays.

Rappelons que le papillomavirus (HPV) concerne un très grand nombre de femmes à travers le monde entier.On estime en effet que quelque 70 % des personnes ayant une sexualité sont exposées aux infections génitales à papillomavirus. Dans une majorité des cas, si ces infections ne mettent pas en jeu le pronostic vital, elles perturbent considérablement la qualité de vie des patientes (verrues génitales longues à traiter, anomalies cytologiques de bas grade aux frottis cervico-vaginaux imposant une surveillance et un traitement parfois difficile à supporter psychologiquement). Mais surtout le HPV est le responsable du cancer du col de l'utérus dont on recense 33 500 cas chaque année en France et qui est la cause de près d'un millier de décès. En Europe, 15 000 femmes meurent chaque année de ce cancer soit quarante par jour.

Les résultats cliniques des grandes études cliniques conduites avec Gardasil, qui viennent d'être présentés lors de plusieurs réunions internationales, laissent espérer que l'utilisation de ce nouveau vaccin sur une large échelle, pourra, combinée avec une politique de dépistage, contribuer à une réduction massive des pathologies génitales liées aux HPV et en particulier de l'incidence du cancer du col de l'utérus. © Copyright 2005 http://www.jim.fr

L.C.

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