Prevenar : une arme efficace contre la méningite à pneumocoque

Paris, le lundi 25 septembre 2006 – La nécessité d’une lutte active contre la méningite à pneumocoque a été de nouveau confirmée le 18 juillet dernier à l’heure de la publication de la réactualisation du calendrier vaccinal par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France. Ce dernier a en effet recommandé d’élargir l’utilisation du vaccin pneumococcique heptavalent conjugué chez tous les enfants de moins de deux ans. Cette nouvelle politique de vaccination a sans doute été inspirée aux spécialistes par les très bons résultats du vaccin Prevenar. Une vaste étude réalisée aux Etats-Unis entre 1997 et 2004 a en effet démontré comment l’introduction d’une vaccination élargie à tous les enfants de moins de deux ans à partir de 2000 a permis de faire chuter de 94 % les infections invasives à pneumocoques chez les moins de cinq ans.

Un mort toutes les trois semaines

Cette nouvelle recommandation officielle en faveur d’une généralisation de la vaccination anti-pneumococcique a été l’occasion pour le laboratoire Whyeth ce jeudi 14 septembre de rappeler son mot d’ordre : « La protection, un point c’est tout ». Les praticiens présents lors de cette conférence de presse ont en effet fait valoir combien la lutte contre la méningite à pneumocoque chez le nourrisson était un enjeu majeur de santé publique. Outre la mortalité associée au pneumocoque qui est responsable de la mort d’un enfant toutes les trois semaines, de nombreux enfants conservent en effet également des séquelles invalidantes (surdité, retard mental, épilepsie, paralysie…).

 

Si Prevenar est aujourd’hui la première arme contre la méningite chez le nourrisson, c’est en raison de la large protection qu’il permet d’obtenir. Les sept sérotypes de pneumocoque contenus dans Prevenar couvrent en effet plus de 80 % des souches résistantes aux antibiotiques. Cette large couverture fait de Prevenar un outil indispensable dans la lutte contre les souches résistantes à la pénicilline. L’exemple américain révèle ainsi comment la généralisation de la vaccination a coïncidé avec une diminution de la proportion des sérotypes invasifs résistants à la pénicilline.

A.H.

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article