Protelos enfin disponible en France

Paris, le mercredi 18 janvier 2006 - Les aléas des autorisations administratives sont tels qu'il aura fallu attendre plus d'un an entre l'approbation de Protelos des laboratoires Servier par l'Agence européenne des médicaments (EMEA) et la mise à disposition des médecins français de ce produit innovant contre l'ostéoporose. A l'heure où l'amélioration de la prise en charge de l'ostéoporose est un enjeu majeur, puisque le nombre de nouvelles patientes ne devrait cesser d'augmenter avec le vieillissement de la population, le ranélate de strontium, issu de longues années de recherches, apparaît comme une innovation majeure. Le produit a en effet pour caractéristique principale d'être « un agent à la fois ostéoformateur et antirésorptif » comme l'avait souligné en octobre 2004, le professeur Pierre-Jean Meunier de la Faculté de médecine Laennec et de l'unité Inserm 403 à Lyon. En outre, si Protelos permet non seulement d'améliorer la solidité de l'os et de favoriser la formation d'os nouveau, le ranélate de strontium respecte « la structure osseuse, qui reste lamellaire, ainsi que le processus de minéralisation », selon l'expression du professeur Ammann (Genève), qui a évalué à long terme l'efficacité de Protelos sur des rats non génétiquement modifiés.

Signe de l'innovation que représente le nouveau produit des laboratoires Servier, ce dernier a déjà reçu, avant même sa commercialisation dans les officines françaises de nombreuses récompenses et distinction. En outre, la Commission de la transparence le 2 mars dernier et le Comité Economique du Médicament, comme l'a confirmé une publication au journal officiel le 29 décembre dernier ont considéré qu'il permettait une Amélioration du service médical rendu (AMSR) de niveau 3 chez les patientes de plus de 80 ans et de niveau 4 chez les plus jeunes. Aussi, le médicament recommandé dans « le traitement de l'ostéoporose post-ménopausique » est remboursé à 65 % chez les patientes présentant une ostéoporose avérée.

L'efficacité de Protelos a été mise en évidence grâce à deux vastes études de phase III, menées en double aveugle contre placebo. Ces travaux ont permis de révéler que quel que soit le stade de l'ostéoporose, le risque de première fracture vertébrale est réduit dès la première année de 49 % (41 % sur trois ans) et le risque de récidives et de fractures cliniques de 52 % (38 % sur trois ans). Le risque de fracture de hanche se trouve quant à lui diminué de 36 % au bout de trois ans, chez des femmes de plus de 74 ans dont le T-score fémoral est bas. L'amélioration de la qualité de vie confirmée par plusieurs évaluations est d'autant plus importante que la prise du médicament est très simple (un sachet de deux grammes à prendre le soir). © Copyright 2005 http://www.jim.fr

M.P.

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