Soigner son érection pour soigner son coeur

Paris, le mardi 14 février - Les veilles de Saint Valentin ne sont plus ces heures où l'impatience se mêle aux coeurs amoureux. Les veilles de Saint Valentin sont ces heures où les « spammers » fous inondent des milliers de boîtes à lettres électroniques anonymes de messages vantant les mérites de tel ou tel médicament contre la dysfonction érectile, qui permettront à tous les hommes de faire de leur dulcinée une « Valentine » heureuse. Les amoureux rétorqueront que cette fête n'est pas le lieu des exultations des corps, mais bien plutôt celles des coeurs, tandis que les laboratoires pharmaceutiques rappelleront que les troubles de l'érection sont affaire sérieuse qui peut toucher jusqu'au coeur.

La grande difficulté de la prise en charge de la dysfonction érectile réside dans la persistance d'un fort tabou autour de ces questions. Dans un communiqué diffusé à la fin 2005, les laboratoires Lilly rappelaient ainsi qu'une étude américaine menée auprès de 1 410 hommes avait révélé comment seuls 10 à 20 % d'entre eux osaient évoquer leurs difficultés avec leur médecin traitant. Au cours des derniers mois, les spécialistes de la dysfonction érectile ont voulu parier sur la participation des épouses et concubines pour faciliter l'ouverture du dialogue entre l'homme et son praticien. Les troubles de l'érection devenaient ainsi non plus seulement une histoire d'homme, mais une histoire de couple. Aujourd'hui, le laboratoire Lilly et l'ensemble des spécialistes de la dysfonction érectile veulent insister sur un autre aspect de ce trouble, qui devrait inciter plus encore les patients à l'évoquer plus fréquemment. Plusieurs études ont en effet révélé ces derniers mois comment la dysfonction érectile était souvent liée à une pathologie cardiovasculaire. Ainsi, le risque de souffrir d'hypertension artérielle serait 38 % plus élevé chez les hommes présentant des troubles de l'érection. De même, un risque cardiovasculaire intermédiaire ou élevé a été identifié chez 30 % des patients présentant un trouble de l'érection, dans une étude publiée en 2003, tandis que 6 % présentaient une angine de poitrine présumée.

Souvent, la dysfonction érectile se développe en moyenne trois ans avant l'apparition des premiers symptômes cardiovasculaires, s'il existe une pathologie associée. On remarque en effet que dans un tiers des cas, les patients se plaignant d'un trouble de l'érection ignorent qu'ils présentent une maladie cardiovasculaire. Ainsi, comme le soulignent les laboratoires Lilly, une meilleure prise en charge des troubles de l'érection permettrait une meilleure prise en charge globale de la santé des hommes de 40 ans et plus. « La possibilité de découvrir et de soigner une pathologie sous-jacente devrait encore plus inciter le médecin et le patient à aborder le sujet de la dysfonction érectile au cours de la consultation », conclue le laboratoire. © Copyright 2006 http://www.jim.fr

M.P.

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article