Un nouveau champion de la lutte contre le tabac : Champix !

Paris, le lundi 12 février 2007 – Depuis quelques jours, nos villes et nos villages permettent l’observation de nouveaux comportements chez nos congénères. D’une part, aux abords des « lieux publics » et de très nombreux immeubles, se constituent des petits attroupements de fumeurs, avides de griller, dans le froid, une dernière cigarette, avant de regagner leur lieu de travail. Mais il est également des dizaines d’autres personnes qui décollent et recollent nerveusement leur patch, quand ils ne mâchonnent pas énergiquement des gommes à mâcher à la nicotine ou qu’ils ne préfèrent pas suçoter rêveusement un inhaleur promesse d’un sevrage en douceur. Bientôt, les rangs de cette seconde espèce en voie d’apparition pourrait se clairsemer. Le sevrage tabagique peut en effet être facilité, à partir d’aujourd’hui, par un nouveau moyen : le Champix.

Précédé par sa renommée, ce nouveau médicament des laboratoires Pfizer est aujourd’hui disponible, sur prescription médicale, dans toutes les pharmacies françaises. Son mécanisme d’action originale le différencie d’un traitement de substitution nicotine. La particularité de Champix est en effet de se fixer sur le récepteur cérébral de la nicotine, mais avec une affinité supérieure à cette dernière. Aussi, exerce-t-il « une stimulation partielle de ce récepteur et entraîne une libération réduite de dopamine ». Non seulement, l’envie irrésistible de fumer une cigarette s’atténue, mais les symptômes associés au sevrage tabagique sont évités.

 

Les essais cliniques réalisés auprès de 4 000 fumeurs, dont la consommation moyenne était de 21 cigarettes quotidiennes depuis 25 ans, ont révélé que le nombre de fumeurs ayant effectivement abandonné la cigarette après Champix était 2,5 fois supérieur par rapport au placebo et 1,5 fois plus important qu’avec le bupropion. Après 12 semaines de traitement, l’arrêt du tabac était observé au total chez 44,4 % des sujets. Bénéficiant également de conseils d’aide à l’arrêt du tabac, les personnes traitées par Champix (pendant douze semaines) ont été suivies pendant un an après l’initiation du traitement : à cette date 22 % des patients n’avaient plus cédé à la tentation. Non remboursé pour l’heure, Champix pourrait très prochainement bénéficier d’une prise en charge par la Sécurité sociale. Le ministre a en effet promis la mise en œuvre d’une telle mesure si « Champix fait la preuve de son efficacité ».

A.H.

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