Une étude révèle que les hommes se font des cheveux

Paris, le mardi 4 avril 2006 - Lorsqu'une actrice des temps jadis n'arbore plus son charme légendaire et qu'elle apparaît la peau abîmée par les ans, elles sont nombreuses ces bonnes âmes qui s'égayent en de fielleux commentaires sur la difficulté de vieillir quand on est femme. Les remarques se font cependant toujours moins acerbes et bien moins documentées quand le spectre du temps marque le visage et la chevelure des hommes. Pourtant, les toisons clairsemées dès les premières années de la maturité, avant même que la trentaine ne se fasse ressentir, causent à la gent masculine des soucis bien plus vifs et profonds qu'ils ne veulent l'avouer. Tel est l'un des enseignements de l'enquête réalisée à l'initiative des laboratoires MSD-Chibret auprès de 729 hommes de 18 à 41 ans perdant leurs cheveux et interrogés dans cinq pays européens (Allemagne, Italie, France, Espagne, Royaume Uni). L'enquête était destinée à préciser « l'impact de la chute des cheveux sur l'image que les hommes ont d'eux-mêmes », à mieux connaître « les conséquences psychologiques de la chute des cheveux » sur cette image et à « évaluer l'utilisation de traitements contre la chute de cheveux et les bienfaits psychologiques apportés par ces traitements ».

Les résultats laissent apparaître que la confiance en soi semble souvent corrélée à la perte de cheveux : 43 % des hommes affirment en effet qu'ils doutent désormais un peu plus de leur charme physique. Bien que certaines légendes voudraient que la calvitie ne soit pas toujours totalement dénuée de charme aux yeux de nombreuses femmes, cette perspective n'enchante guère 42 % des participants à l'enquête. Le lien entre l'alopécie et la vieillesse est en effet encore très souvent établi (37 % des personnes interrogées). Enfin, bien qu'il s'agisse d'une petite minorité, la chute de cheveux peut engendrer une véritable baisse de moral : 21 % des hommes n'avouent-ils pas se sentir déprimés ? Pourtant, contre ce qu'il pense être une fatalité, très peu agissent : trois quart des participants à l'enquête n'ont jamais entrepris de traitement et seuls 7 % d'entre eux étaient soignés au moment de la réalisation de l'étude. Cette désaffection pour les réponses thérapeutiques ne signifient pour autant pas que celles-ci les auront déçus. En effet, parmi les 73 personnes ayant bénéficié d'un traitement contre l'alopécie et qui s'en sont déclarés satisfaits, 43 à 59 % d'entre elles ont ressenti une meilleure confiance en eux en ce qui concerne leur charme physique.

Le frein qui existe encore aujourd'hui à l'engagement dans un protocole thérapeutique est lié au refus d'évoquer cette question avec un spécialiste mais aussi avec les compagnes. Pourtant, les femmes se montrent tout à fait prêtes à évoquer ces questions capillaires. Réalisée auprès de 1 000 femmes célibataires âgées de 20 à 39 ans une seconde enquête permet en effet de constater que 79 % d'entre elles soutiendraient l'homme qui serait prêt à lutter contre l'alopécie, tandis que 44 % les encouragent vivement à se lancer dans une telle action avant de se résigner. © Copyright 2005 http://www.jim.fr

A.H.

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