VIH : passez à la bithérapie

Au milieu des années 1990, le développement des antiprotéases a permis l’accès à des trithérapies antirétrovirales qui ont révolutionné le pronostic de l’infection par le VIH. Après l’apparition de nouvelles classes thérapeutiques comme les inhibiteurs d’intégrase, et à l’heure où de nombreux patients sont aujourd’hui contrôlés sur le plan virologique depuis de longues années, l’étude SWORD (parue dans le Lancet en janvier 2018) a montré que l’association d’un inhibiteur d’intégrase et d’un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse (dolutégravir + rilpivirine) était aussi efficace qu’une trithérapie pour maintenir une charge virale indétectable chez des adultes infectés par le VIH-1 n’ayant pas d’antécédent de résistance ou d’échec au traitement (après 48 semaines de suivi).

Le laboratoire ViiV Healthcare, entièrement dédié à la prise en charge de l’infection par le VIH, a reçu un avis favorable du comité européen des médicaments à usage humain (CHMP) recommandant l’autorisation de mise sur le marché de l’association fixe dolutégravir 50 mg et rilpivirine 25 mg (Juluca) pour le traitement de « l’infection par le VIH-1 chez l’adulte contrôlé virologiquement (ARN VIH-1 inférieur à 50 copies par ml) sous traitement virologique stable depuis au moins 6 mois sans historique d’échec virologique et sans résistance connue ou suspectée aux inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse ou aux inhibiteurs d’intégrase ».

Cette « désescalade » thérapeutique facilite probablement l’observance et surtout diminue le risque de toxicité à long terme.

Dr William Hayward

Référence
D’après un communiqué de presse de ViiV Healthcare, mars 2018.

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