Prison ferme contre les agresseurs de l’hôpital de Tourcoing

Paris, le mercredi 6 juin 2018 – La violence de l’agression avait été telle qu’elle avait conduit le ministre de la Santé de l’époque, Marisol Touraine à réclamer des "sanctions exemplaires".

Dans la nuit du 15 au 16 octobre 2016, le service des urgences du Centre hospitalier de Tourcoing, dont les personnels doivent régulièrement affronter les menaces et les insultes des patients, avait été le théâtre d’un "dérapage" qui avait durablement marqué l’ensemble des équipes.

Les nombreux proches d’un patient âgé qui avait été pris en charge après une heure d’attente s’étaient emportés contre les médecins et infirmières se rendant coupables de violences graves. Un médecin a ainsi été tabassé par cinq ou six personnes, tandis qu’une femme médecin avait été tirée par la chevelure de façon très brutale. Tous ceux qui ont essayé de s’interposer, dont les infirmières, ont également été menacés : une jeune interne avait été jetée au sol. La police, rapidement prévenue, avait arrêté sur place deux hommes et une femme. Ces derniers viennent d’être reconnus coupables de violence : les deux hommes ont écopé respectivement de dix-huit mois et un an de prison dont dix et six mois avec sursis. Leur sœur, mise en cause pour avoir jeté à terre l’interne, n’a écopé que de prison avec sursis. La sévérité de ces condamnations saura satisfaire les agents hospitaliers qui avaient été nombreux à redouter que la justice se montre trop clémente vis-à-vis de ces faits qui attisent la peur de ceux qui soignent.

M.P.

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Vos réactions (2)

  • Faiblesse des juges

    Le 10 juin 2018

    Peine bien faible et il serait plus judicieux que le sursis soit l’obligation d'effectuer un service civique à l’hôpital ou en EHPAD.


    Dr Pierre-Jean Vignault

  • D'accord avec le Dr Vignault

    Le 10 juin 2018

    Entièrement d'accord avec vous. Je me rappelle d'un joueur de rugby qui avait frappé l'arbitre en niveau amateur, il avait écopé d'un obligation d'un an d'arbitrer des match.


    Julien Metais

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