Violence contre les médecins : les propositions de la CSMF

Interview du Dr Jean-Paul Ortiz, néphrologue à Perpignan, président de la CSMF

Ces derniers mois, plusieurs affaires de violences graves à l’encontre des médecins, dont un meurtre, ont défrayé la chronique.

L’affaire du généraliste de Dunkerque, violemment agressé par plusieurs délinquants aura été le détonateur qui a enfin fait réagir les pouvoirs publics. Ainsi, le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, en collaboration avec les représentants locaux de la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français) ont annoncé un plan pour faire face à ces problèmes.

Le JIM a interrogé le président de la CSMF, le Dr Jean-Paul Ortiz, qui pratique la néphrologie en libéral à Perpignan, pour connaître ses réflexions et ses propositions sur ce phénomène qui semble s’aggraver.

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Vos réactions (5)

  • Des exactions nommées pudiquement incivilités

    Le 15 juillet 2017

    Peut-être faudrait-il aussi en parler plus souvent dans les médias (on pourrait consacrer une petite part actuellement dédiée aux "people") mais également punir réellement les fauteurs de troubles et, surtout, le faire savoir car on entend trop dire "on leur fait rien".

    Dr Marc Lemire

    Quand vous êtes agressé(e), votre vie est "cassée", vous perdez confiance et vous vous méfiez de tout ceux qui ressemblent de près ou de loin à vo(s)tre agresseur. Il serait temps que l'on retrouve la sérénité que j'ai connue il y a ...longtemps, je me rendais la nuit dans ce qu'on appelle maintenant des "quartiers difficiles" (ah!! les mots pour ne pas dire dangereux, c'est comme le "camion fou", (il aurait donc été victime d'un déséquilibre de sa pensée mécanique ?). Mais comme rien ne changera on évoluera vers une neutralité totale (on ne dit plus "mesdames et messieurs" mais "vous tous veuillez écouter", mademoiselle a officiellement disparu, finalement, les exactions nommées pudiquement incivilités ne seront que statistiques (+0,8% ou moins 0,04%) et seront vite étouffées (dormez en paix braves gens ...)

  • Meurtre dans un contexte de conflit familial

    Le 17 juillet 2017

    Cette histoire n'a rien à voir avec le fait que ce soit un médecin, c'est un meutre dans un contexte de conflit familial.

    Dr Georges Delamare

  • Refonte de notre système !

    Le 17 juillet 2017

    Pas évident ; le PS et les syndicats "mous" nous ont habitué aux commissions de réflexion dont...rien ne sort.Déjà il serait bon de voir ce qui se fait ailleurs.
    Par exemple ; nos "urgences" n'ont pas changé depuis 1966 ! Bien sûr vieux médecin j'ai vu la naissance des SAMU dans le 94. Puis imités un peu partout. Mais j'ai vu un confrère décéder en direct également dans le 94 à cause des urgences. En France on commence par passer devant un guichet où l'on vous demande :Nom,prénom,adresse,N° sécu, Carte vitale ,etc avant de s'enquérir du motif de votre venue ! Aux USA en 1978 déjà, on s'occupait en priorité de l'individu qui arrive et lorsque les soins sont dispensés on s'enquiert seulement de qui il est et d'où il sort! Quant aux cabinets privés il faut savoir qu'en campagne il est encore possible de consulter de façon traditionnelle ; mais il est vain de faire semblant d'ignorer la notion de "quartier à risques". Et là il est nécessaire de prévoir des sas d'entrée, des portes plus ou moins blindées équipées d'oeilleton pour surveiller la salle d'attente, etc...(Egalement vu dans le 94 aux portes de Paris),les magasins le font, pourquoi pas nous. Enfin il reste les impondérables qui existent partout comme à Nogent le Rotrou pour notre confrère poignardé de 48 coups de couteau.

    Dr Richard Guidez

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