Conte de Noël

Aux dernières nouvelles, et sauf demande de précisions de la part de l’EMA, selon le ministre allemand de la santé, un premier vaccin à ARNm pourrait être approuvé en Europe le 21 décembre (et non le 29 comme annoncé préalablement par les autorités sanitaires européennes). Ainsi dès le jour de Noël des citoyens de l’Union pourraient rejoindre les anglo-saxons dans le club fermé des humains immunisés contre la Covid-19 grâce à un vaccin utilisant pour la première fois de l’ARN messager comme vecteur.

Mais il nous faut garder les pieds sur terre et ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir vacciné. Et il convient de rester très vigilant vis-à-vis de la tolérance immédiate du produit et des effets secondaires à moyen et long terme de ces vaccins au mode d’action plus qu’original. De même il faudra rapidement savoir, ce qui est essentiel au plan épidémiologique, si ces vaccins, qui limitent la survenue de formes graves, préviennent bien la transmission du virus. Il nous faudra aussi être très attentif aux réticences de la population française qui, et c’est une litote, ne semble pas tout à fait prête à faire ce saut dans l’inconnu…

Mais ne boudons pas notre plaisir. Si moins d’un an après l’émergence de SARS-CoV-2 en Chine, nous pouvons prévenir cette nouvelle maladie avec ce type de vaccin (ou avec d’autres formes d’immunisation plus classiques) il s’agira d’une victoire historique pour la médecine et pour l’humanité.

Au-delà de la Covid, ces vaccins à ARNm, s’ils triomphent de la pandémie, constitueront une véritable révolution médicale au même titre que la pénicilline ou les corticoïdes dans les années 40. Puisque si l’on en croit leurs promoteurs, ces vaccins d’un nouveau type pourraient bouleverser, à terme, la prévention et/ou le traitement de nombre de pathologies infectieuses ou néoplasiques.

Un beau cadeau de Noël sous le sapin.


Dr Anastasia Roublev

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