A la recherche du cancer primitif : confirmation de l’intérêt de la FDG-TEP-TDM

Les indications de la tomographie par émission de positons (TEP) couplée à la tomodensitométrie (TDM) ou TEPscan sont de plus en plus fréquentes en oncologie. Parmi elles, figure la recherche d’un cancer primitif inconnu (CPI) révélé par un syndrome paranéoplasique ou des localisations secondaires pulmonaires, osseuses ou hépatiques à titre d’exemples. Même si cette indication est désormais classique, il n’est pas inutile de rappeler les performances diagnostiques de cette exploration relevant de l’imagerie moléculaire. Une petite étude de cohorte prospective, dans laquelle ont été inclus 36 patients ayant un CPI, illustre bien le propos.

Dans tous les cas, une TEP-TDM a été réalisée après injection IV d’un analogue du glucose, en l’occurrence le 18F- fluorodéoxyglucose (FDG) et, dans 30 cas, le bilan étiologique a aussi reposé sur les méthodes d’imagerie conventionnelles, qu’il s’agisse de l’IRM, du scanner thoraco-abdomino-pelvien et/ou de la mammographie. Les performances diagnostiques des deux approches diagnostiques ont été évaluées en se référant aux données histopathologiques et/ou au suivi clinico/biologique, le diagnostic final étant ainsi obtenu.

Le cancer primitif a été mis en évidence par la FDG-TEP-TDM chez 24 patients sur 36 (66,6 %) versus 16/30 (53,3 %) avec l’approche conventionnelle. La sensibilité, la spécificité, la valeur prédictive positive et la valeur prédictive négative de la première stratégie ont été estimées respectivement à 83 %, 70 %, 89 %, 58 % et 79 % versus 70 %, 62 %, 84 %, 42 % et 68 % avec les méthodes conventionnelles. Le seuil de signification statistique n’a pas pour autant été atteint, ce qui ne saurait surprendre eu égard à la faiblesse de l’effectif.

En pratique, face à une suspicion de CPI, il est raisonnable de réaliser la FDG-TEP-TDM en première intention et, en cas de négativité de l’exploration, le recours aux méthodes d’imagerie conventionnelles doit être envisagé au cas par cas en fonction du contexte clinique. Dans le cas contraire où le bilan a débuté par une imagerie conventionnelle qui s’avère négative, il est toujours temps de recourir au TEPscan pour éviter, dans la mesure du possible, des gestes ou des procédures plus invasifs.

Dr Philippe Tellier

Référence
Cetin Avci N et coll. : FDG PET/CT and Conventional Imaging Methods in Cancer of Unknown Primary: an Approach to Overscanning. Nucl Med Mol Imaging. 2018 ; 52 (6) : 438-444.

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