Gymnastique faciale, on peut gagner deux ans…

Plusieurs éléments participent au vieillissement du visage : rides et taches pigmentées du photo-vieillissement en superficie, diminution de l’élasticité dermique, et plus en profondeur perte de la graisse sous-cutanée et aussi diminution du volume des muscles. Le grand public s’est montré sensible à la promotion de techniques de gymnastique faciale, ou de « yoga facial », susceptibles, au moins théoriquement, d’augmenter le volume des muscles sous-cutanés du visage et donc de pallier l’aspect vieilli. Un essai clinique à évalué une de ces pratiques (« Happy Face Yoga », mis au point par un des auteurs de l’article, je précise que je n’ai pas de conflit d’intérêt).

Seize femmes d’âge moyen 53 ans, intéressées, motivées, et dûment entraînées, ont donc pratiqué les exercices, 30 minutes par jour pendant 2 mois, puis 3 à 4 fois par semaine pendant les trois mois suivants. L’effet sur l’âge apparent du visage a été jugé en aveugle sur des photographies par deux médecins, en utilisant une échelle clinique validée de photovieillissement. Le seul paramètre significativement amélioré a été le relief des joues, qui apparaissent plus pleines.

De façon globale, les participantes avaient un âge apparent de 50,8 ans en moyenne au début de l’essai, et de 48,1 ans à la fin, p = 0,002. Les participantes ont exprimé un haut degré de satisfaction, et se sont jugées améliorées sur 18 des 20 critères cliniques de vieillissement.  

Dr Daniel Wallach

Référence
Alam M, Walter AJ, Geisler A et coll. : Association of Facial Exercise With the Appearance of Aging. JAMA Dermatol., 2018, publication avancée en ligne le 3 Janvier. doi: 10.1001/jamadermatol.2017.5142.

Copyright © http://www.jim.fr

Réagir

Vos réactions

Soyez le premier à réagir !

Les réactions aux articles sont réservées aux professionnels de santé inscrits
Elles ne seront publiées sur le site qu’après modération par la rédaction (avec un délai de quelques heures à 48 heures). Sauf exception, les réactions sont publiées avec la signature de leur auteur.

Réagir à cet article