Se former à l’hypnose pour mieux accompagner les femmes enceintes

L’anxiété durant la grossesse et l’accouchement est associée à une plus grande fréquence d’événements contraires tels par exemple un petit poids à la naissance, la nécessité d’une césarienne et une exacerbation de la douleur. L’hypnose permet de modifier les perceptions et améliore ainsi le confort et le sentiment de sécurité des patientes. En Angleterre, 34 % des femmes se préparent à l’accouchement par l’autohypnose, aux Etats-Unis 25 % par divers techniques mentales. Même si elle ne permet pas de réduire le recours à la péridurale, l’hypnose diminue l’utilisation de molécules pharmacologiques et confère un confort mental dans la période postnatale.

Pour accompagner ces femmes efficacement, un minimum d’acquis en la matière est nécessaire or il s’avère que plus de la moitié des sages-femmes, obstétriciens et anesthésistes britanniques considèrent leurs connaissances comme insuffisantes voire nulles, selon une étude londonienne menée auprès de 129 d’entre eux.

Ceux qui ont une connaissance suffisante ont eu une démarche personnelles d’apprentissage par la lecture et seul 12 % ont reçu une formation à proprement parler. Ce sont les sages-femmes qui rapportent avoir le plus de connaissance sur l’autohypnose et qui sont tout à la fois plus à l’aise et plus promptes à assister ainsi les parturientes ; elles ont une vision plus positive de la méthode et seraient davantage prêtes à y avoir recours pour leur propre accouchement, probablement du fait qu’elles sont plus régulièrement témoins des effets positifs de la méthode.

Cette étude a malheureusement interrogé beaucoup moins d’obstétriciens et anesthésistes que de sages-femmes et par ailleurs a englobé les deux spécialités dans une seule catégorie, les « médecins », alors même que l’essence de leur fonction est toute différente. Néanmoins, le manque de formation des professionnels à l’hypnose semble criant au regard des attentes des patientes.

Marie Gélébart

Référence
McAllister S et coll : Healthcare professionals’ attitudes, knowledge and self-efficacy levels regarding the use of self-hypnosis in childbirth: A prospective questionnaire survey. Midwifery, 2017; 47: 8-14. doi: 10.1016/j.midw.2017.01.017.

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