Souffrance des infirmières : l’ONI enquête, l’ONI s’engage

Paris, le mardi 10 avril 2018 - L’Ordre national des infirmiers (ONI) a effectué une enquête par mail auprès de ses membres. Au total, 18 653 infirmiers (57,8 % de salariés, 39,2 % de libéraux, 3 % en exercice mixte) ont répondu au questionnaire qui comprenait 25 entrées.

Des chiffres alarmants

Cette étude, l’une des plus importantes sur le sujet eu égard au nombre de personnes interrogées, met en évidence que la charge de travail (79%*) ainsi que les violences et l’agressivité (57%) sont considérés comme les principaux facteurs de mal-être. Une très grande majorité de participants (83 %) indiquent en être « très souvent » ou « parfois » victimes.

Chiffres particulièrement interpellant, 22% des répondants et 17% des infirmiers âgés de 21 à 29 ans envisagent « très souvent » de cesser leur activité et près de 25% des personnes ayant participé à l’enquête déclarent avoir déjà consulté un psychiatre ou un psychologue pour des questions liées à leur travail. Enfin, 9% des sondés ont « parfois » (7%) ou « très souvent » (2%) des idées suicidaires.

0800 800 854

Fort de ce constat dramatique, l’ONI a décidé de promouvoir et de participer à la ligne d’écoute accessible au 0800 800 854, numéro de téléphone unique disponible 24h/24, 7j/7 dédié à tous les professionnels de santé en détresse, mis en place au début de l’année par l’Ordre des médecins et des associations de soignants. « Il était indispensable de promouvoir ce numéro unique d’aide aux professionnels de santé et d’apporter des réponses efficaces en fonction des différentes situations » souligne ainsi, dans un communiqué,  Patrick Chamboredon, président de l’ONI.

*dans la même étude 25% des répondants déclarent travailler régulièrement ou fréquemment 7 jours ou plus consécutifs et près de 60% déclarent travailler régulièrement ou fréquemment 12 heures ou plus par jour

F.H.

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Vos réactions (1)

  • Une pénurie en vue ?

    Le 11 avril 2018

    Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse.

    C. Durand

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