Télémédecine en pharmacie : demain, c’est aujourd’hui !

Paris, le lundi 10 décembre 2018 – La Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF) et l'Union des Syndicats de Pharmaciens d'Officine (USPO) ont signé, jeudi, le quinzième avenant à la convention nationale pharmaceutique qui prévoit la participation des pharmaciens au déploiement de la télémédecine.

Quel rôle pour les officinaux ?

La mission qui leur sera confiée dans ce cadre sera de « proposer une offre organisationnelle des téléconsultations permettant de préserver la confidentialité des données, ainsi qu’une assistance au médecin télé-consultant pour la réalisation des actes à l’examen clinique (…) et éventuellement d’accompagner le patient dans la bonne compréhension de la prise en charge proposée ».

En pratique, les téléconsultations devront être réalisées dans le respect du parcours de soins coordonné du patient avec un médecin traitant ou un médecin connu du patient ou dans le cadre d’une organisation territoriale coordonnée (communauté professionnelle de territoire de santé ou équipe de soins primaires).

Toutes les pharmacies pourront proposer une téléconsultation, si elles disposent d’un espace de confidentialité et de différents équipements : du matériel permettant une visioconférence bien entendu, mais aussi un stéthoscope connecté, un otoscope connecté, du matériel d’oxymétrie et un tensiomètre.

Aussi, dans un avenir plus lointain, ce nouveau dispositif devrait permettre de réaliser des entretiens pharmaceutiques par vidéotransmission.

Quelle rémunération ?

Une participation forfaitaire de la CNAM de 1 225 € la première année puis de 350 € les années suivantes est prévue pour l’achat et le renouvellement de l’équipement de télémédecine. Le temps passé par le pharmacien sera lui aussi rétribué (quel que soit le mode d’exercice du médecin), une à vingt téléconsultations par an seront rémunérées 200 €, de 21 à 30 : 300 € et 400 € au-delà de 40. Par ailleurs, si les pharmacies de ville s’approprient le dispositif, il sera, ultérieurement, défini une compensation supplémentaire pour celles réalisant plus de 50 téléconsultations par an. A noter que ces sommes seront versées en même temps que la rémunération sur objectif de santé publique (ROSP).

« Le déploiement des téléconsultations en officine fera l’objet d’un suivi, particulièrement dans les zones sous denses dans lesquelles la télémédecine peut jouer un rôle majeur pour faciliter l’accès aux soins » précise la CNAM.

Frédéric Haroche

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